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N°69 - MARS - AVRIL 2008 |
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Le sanctuaire de Gondwana, t. 18, de Yves Sente et André Juillard, éd. Blake et Mortimer/Christian Desbois. Planche originale de E. P. Jacobs illustrant la couverture de La Marque jaune. Extrêmement perfectionniste, le dessinateur maîtrisait parfaitement le style de ses personnages, son trait avait une élégance incomparable.
Le capitaine Blake dans La Machination Voronov (Juillard). |
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Les héros ne meurent jamais
Après trois ans d’attente, voici enfin le dix-huitième album des aventures de Blake et Mortimer : « le sanctuaire du gondwana ». l’occasion d’un petit retour sur cette BD culte.
Les héros ne meurent jamais, mais les méchants non plus. Blake et Mortimer affrontent une fois encore leur ennemi juré, le colonel Olrik dans le nouvel album de leurs aventures, Le sanctuaire du Gondwana, signé Yves Sente et André Juillard.
L’histoire se déroule en Afrique, et on y retrouve quelques-uns des personnages qui ont fait le succès d’une série mythique qui a déjà touché plusieurs générations de lecteurs passionnés. On y découvre aussi des allusions à des aventures précédentes, comme Le mystère de la Grande Pyramide, ou Les Sarcophages du sixième continent. Personne au départ, n’avait imaginé un tel triomphe, y compris le modeste et discret Edgar P. Jacobs, créateur de cet univers.
Tout commence le 26 septembre 1946, lorsque cet ancien baryton d’opéra, qui a également suivi les cours de l’Académie des beaux-arts de Bruxelles, et a travaillé avec Hergé à la réalisation de plusieurs albums de Tintin, décide, à 40 ans, de faire cavalier seul. Il crée, pour l’hebdomadaire naissant, Le Secret de l’Espadon, qui débute ainsi : sur l’aéroport de Lhassa, le colonel Olrik donne des ordres terrifiants. Si le plan qu’il dévoile devant ses troupes réussit, le monde tombera entre les mains d’un mystérieux empereur.
En haut de la page du journal, dans le cartouche annonçant le titre de l’histoire et le nom de l’auteur, on découvre un visage encore inconnu du public : celui du capitaine Francis Blake. Il devient le modèle du militaire courageux, au service de son pays. Quant à son ami, le professeur Mortimer, il est le prototype de l’honnête homme, un savant capable de se préoccuper de problèmes humains, voire terre à terre.
La qualité de ce récit d’anticipation et du trait séduisent immédiatement les jeunes lecteurs. Jacobs est aussitôt
considéré comme l’un des maîtres de l’école belge. Afin d’être parfaitement crédible et digne de cet honneur, il va passer des nuits blanches à compulser des centaines de documents, en particulier pour dessiner un avion insubmersible, suffisamment maniable et peu encombrant pour échapper à l’envahisseur,
sorti de son imagination.
Lire la suite dans MONSIEUR n°69 (en kiosque actuellement).
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