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écrit le 11 décembre 2018
modifié le 18 mars 2019

10 snobismes de 2019

Tour d’horizon des nouveaux tics et TOC de l’année. Complètement inutiles donc absolument indispensables.

1 – Suivre Bodhi

Qui ? Comment ça, vous ne connaissez pas Bodhi, l’influenceur mode canin « le plus stylé du monde », appartenant à la photographe new-yorkaise Yena Kim ? 360 k au compteur sur son compte @mensweardog et une garde-robe à faire pâlir les élégants du monde entier. Ce shiba porte du Céline, Zegna, Brooks Brothers, Dolce & Gabbana : pas de doute, il a du chien.


2 – Superposer

Pas votre vaisselle, ni vos papiers pour les ranger, non, vos vêtements. Le « layering », ou l’art de la superposition, est la grande tendance mode de l’année vue sur les défilés de Balenciaga et Vetements, les deux temples de la high fashion. Bon, après, il y a des superpositions plus ou moins heureuses. On évitera de ressembler à un bibendum, so 2018 !


3 – Aller à Vienne

Pas pour écouter un énième concert de Mozart ou Schubert mais pour découvrir l’exposition la plus courue de l’année, celle du réalisateur culte Wes Anderson. Lui et sa femme, l’artiste Juman Malouf, ont puisé dans les archives du Musée de l’Histoire de l’art de Vienne pour recréer leur univers si léché. On y retrouvera le grand sens de l’esthétique du cinéaste, son esprit enfantin ainsi que son obsession pour la symétrie. Jusqu’au 28 avril 2019 à Vienne puis à la Fondation Prada à Milan.


4 – Retrouver sa veste croisée

Ça tombe bien, vous ne l’avez jamais vraiment quittée. En 2, 4, 6 et même un bouton, elle revient en force cette année. Dior Homme, Louis Vuitton, Dunhill en font une pièce phare de leur collection. Attention, elle ne sied pas à toutes les morphologies et aura tendance à accentuer l’embonpoint.


5 – S’habiller vegan

Après l’assiette, voilà que la tendance envahit nos garde-robes. De plus en plus de marques s’inquiètent de l’origine animale de leurs produits. C’est le cas de Stella McCartney, la pionnière, qui refuse tout bonnement d’en utiliser. Cette année, Gucci et Coach ont renoncé à la fourrure, et la fashion week d’Helsinki interdit le cuir sur les défilés dès 2019. Sans parler du nombre de sneakers cruelty-free. Alors on ne jure plus que par le cuir d’eucalyptus. Mais oui, c’est joli !


6 – Miser sur Off-White

C’est le nouveau Supreme. Le label streetwear qui s’arrache et sur lequel il faut investir, celui de Virgil Abloh, le directeur artistique de Louis Vuitton, le dieu vivant de la planète mode (en ce moment du moins). D’après le moteur de recherche consacré à la mode Lyst, Off-White serait « la marque la plus populaire de la planète ». La demande pour Off-White ne cesse de croître (+14% en 3 mois). Une raison de ne pas la blacklister trop vite.


7 – Lire le dictionnaire

Il ne s’agit pas de le lire tous les soirs, vous avez le roman posthume de Jean d’O pour ça mais, à l’heure où les mots s’échappent à coups de hashtags, d’en disposer d’un, physiquement, et tant qu’à faire l’édition Larousse 2019. Vous serez ravi d’apprendre l’arrivée de nouveaux mots : « démocrature », « webminaire », « gougoune », « se boujouter »… Une source de méditation intarissable.


8 – Déjeuner au fast-food

Pas n’importe lequel, celui d’Anne-Sophie Pic : Daily Pic, la nouvelle cantine à la mode de Beaupassage (Paris VIIe). Des petits plats frais dans des verrines issus des meilleurs produits de saison 100 % made in Valence, la ville dont vient la cheffe triplement étoilée. Des recettes simples élaborées par elle-même et tous les jours. Menu à partir de 18,50 €.


9 – Devenir paresseux

Comme Oscar Wilde, célébrons l’art de l’indolence. Contre ce monde suractif, on cite l’anglais Tom Hodgkinson dont le best-seller qui s’est vendu à plus d’un million d’exemplaires, L’art d’être oisif dans un monde de dingue (notons que dingue est au singulier), est enfin traduit en français. « Devenez humains, devenez infiniment raisonnables, devenez comme des dieux, restez au lit ». Selon lui, « être paresseux, c’est être vous-même ». Alors…


10 – Ressortir les poils

Fini le torse glabre ! Avec la mode de la barbe, les hommes renouent avec leur pilosité. Mais pas question d’avoir une moquette qui s’échappe de la chemise. On dompte tout ça avec une tondeuse ou on file chez la Barbière de Paris qui propose un service « sculpture torse et avant-bras » avec, s’il vous plait brushing du poil… En revanche, le dos velu, ça ne passe toujours pas.

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Article parHélène Claudel
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