écrit le 24 octobre 2017
modifié le 8 novembre 2017

Pour le 40e anniversaire de l’icône : Deux Nautilus XXL

Pour l'anniversaire de la plus exclusive des montres sports, la manufacture propose aux collectionneurs deux versions exceptionnelles en série limitée.

Chez Patek Philippe, on a le sens du suspense. Quand à Bâle, les visiteurs essayaient de savoir s’il y aurait une édition anniversaire de la Nautilus pour ses quarante ans, les représentants de la manufacture répondaient par la négative : rien de systématique chez Patek, on ne va pas célébrer tous les anniversaires… Et voilà que le 3 octobre dernier, la manufacture genevoise révélait qu’il n’y aurait pas une mais deux séries limitées 40 ans. Et comme chez Patek Philippe, on aime les défis et qu’on a le goût de l’excellence ces deux « Nautilus 40 ans » sont évidemment exceptionnelles.

Thierry Stern et Philippe Stern, le père de la Nautilus avec Gérald Genta.

Premier succès de Philippe Stern
Exceptionnelles car dans cette maison familiale qu’est la manufacture Patek Philippe – elle est dans la famille Stern depuis 1932 – les montres iconiques sont liées à une génération de Stern. Si en 1976 Henri Stern était encore président de la société, son fils Philippe occupait déjà de grandes responsabilités. Ainsi, c’est lui qui est à l’initiative du projet Nautilus, d’une montre bracelet sport élégant. Un concept révolutionnaire à l’époque.

Aujourd’hui, alors que toutes les maisons ont suivi, il paraîtrait presque banal, mais en 1976 Philippe Stern a fait preuve d’une audace rare. La Nautilus, c’est lui par beaucoup d’aspects et même si c’est le grand designer horloger Gerald Genta qui l’a dessinée, la Nautilus a, dans son ADN, beaucoup de Philippe Stern.

Cet homme discret était un passionné de voile et un fin régatier. La Nautilus ne cache pas ses influences marines. Son boîtier, unique reprend la forme des hublots ouvrants des transatlantiques avec ses charnières d’étanchéité, la lunette octogonale avec des angles arrondis. Montée sur un robuste mais confortable bracelet en métal, c’est une montre pour faire du sport.

Beaucoup plus ergonomique que bien des montres sport, sa finesse la met à l’abri des chocs latéraux si fréquents lorsqu’on manoeuvre sur un bateau à voile. Mais on peut la porter aussi en blazer pour la remise des prix. Une montre de yachtman. À l’époque c’est d’ailleurs la « montre en acier la plus chère du monde », mais à la différence d’autres pièces, le prix est dans la Nautilus la résultante d’une boîte d’une complexité rare très difficile à usiner, d’un bracelet très technique et bien sûr d’un calibre Patek Philippe.

Les deux éditions anniversaires font subtilement références à leur ancêtre. Comme elle, elles sont à contre courant. La 5711/1P est une pièce imposante de 44 mm de large. Elle est en platine 950 massif, le métal le plus précieux en horlogerie, le plus difficile à travailler aussi. Son cadran s’orne donc du diamant serti dans la lunette au dessous du 6, selon la tradition Patek Philippe. Le cadran en or s’orne d’un bleu dégradé du pourtour vers le centre qui se marie parfaitement avec l’éclat si particulier du platine, les index de type bâton comme sur la Jumbo, surnom donné à la 3700 de 1976,  sont ici en or gris recouvert de diamants baguette Top Wesselton Pur qui marquent les heures d’un éclat exceptionnel mais pas du tout ostentatoire.

700 exemplaires numérotés

Le mouvement, le calibre 324 S C un calibre de très haute précision avec un écart de marche journalier maximum de -3 à +2 secondes, satisfera les plus pointilleux des collectionneurs. On pourra en admirer les finitions par le fond saphir de la boîte : arrêtes anglées et polies main, rotor en or avec côtes de Genève circulaires. Éditée à seulement 700 exemplaires numérotés, chaque pièce est livrée avec un certificat anniversaire et un écrin en liège naturel réplique exacte de celui de la pièce de 1976.La seconde pièce anniversaire éditée elle, a 1 300 exemplaires, est une déclinaison du chronographe Nautilus (réf. 5980) lancé en 2006. Le nouveau, référence 5976/1G est lui en or gris et affiche des dimensions également imposantes avec une largeur 9h/3h de 49,25 mm y compris la couronne soit 3,6 mm de plus que la 5980 !

À séries exceptionnelles, prix exceptionnels. La 5711/1P est proposée à 102 880 euros et la 5976/1G à 87 450 euros… Pièces anniversaires, en série limitée et numérotée ces deux pièces sont assurément un excellent choix (et un bon investissement) pour tout amateur de belle horlogerie. Le meilleur investissement plaisir qui soit puisqu’on les portera, l’une comme l’autre facilement et sans risque car comme la Jumbo, ces deux nouvelles références sont des Nautilus aussi faciles à porter avec une combinaison de plongée comme avec un smoking. Pour ceux qui seraient décidés à casser leur tirelire, la véritable question sera d’en obtenir une car 2 000 pièces pour le monde c’est peu au regard de l’engouement des collectionneurs pour Patek Philippe.

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Article par François-Jean Daehn
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