Conseils > Santé beauté
écrit le 3 décembre 2019
modifié le 3 décembre 2019

Le Barber Pole : les origines de l’enseigne du barbier

Vous êtes-vous déjà demandé ce que signifiait cette drôle d’enseigne en spirale bleu-blanc-rouge au dessus de la porte de votre barbershop ? Pour Monsieur, La Razette a mené l'enquête.

Le Barber Pole, littéralement en anglais « bâton ou poteau de barbier », est au barbier ce que la carotte est au bureau de tabac, ou la croix verte à la pharmacie. C’est une enseigne souvent verticale, bleu-blanc-rouge en spirale, parfois juste blanche et rouge, que les salons arborent en façade.

Elle n’est pas bleu-blanc-rouge par chauvinisme, mais a une réelle base historique, loin de l’ambiance des salons de coiffure pour hommes d’aujourd’hui.

Au Moyen Âge, la majorité de la population étant analphabète, il fallait pouvoir reconnaître les lieux d’activité par un symbole universel. Or, il faut savoir que les barbiers de l’époque ne faisaient pas que couper les cheveux et tailler les barbes, ils étaient également dentistes et chirurgiens !

Les barbiers laissaient souvent de grandes bassines de métal (utilisées pour recueillir le sang ou contenant des sangsues) à la fenêtre, et suspendaient également les pansements usagés à un grand bâton pour les faire sécher devant leur échoppe. De cette façon, ils faisaient savoir aux clients qu’ils étaient ouverts. Le rouge et le blanc en spirale représente donc ces pansements ensanglantés utilisés pour le nettoyage, tandis que le bleu du poteau représente le bâton que les patients devaient tenir pour aider à la saignée. En Europe, la bande bleue étaient peu à peu destinée à différencier les coiffeurs des médecins, à mesure que les deux professions commençaient à s’éloigner. 

Si la coiffure masculine a beaucoup évolué depuis le Moyen Âge (fort heureusement !), le poteau de barbier reste encore le symbole du métier. 

 

Si vous avez aimé, partager
Article parThomas Veys de La Razette
Dans la même
rubrique


La Barbe ! lire
Le vétiver lire
Mission (im)possible lire

Avec un habit et une cravate blanche, tout le monde, même un agent de change, peut faire croire qu’il est civilisé

Oscar Wilde
vous aimerez aussi
Top


le nouveau numéro est arrivé

Monsieur #140



Commander Montres #118

abonnez-vous

Découvrez toutes nos offres

acheter le numéro

version numérique