Mini Me

Les grands noms de la mode masculines imaginent des répliques miniatures de leur collection. De véritable copier-coller pour tout faire comme papa.

Depuis longtemps aux USA, Brooks Brothers et Ralph Lauren proposent des collections for boys calquées sur le vestiaire paternel. En France, le concept est arrivé plus tard. Un des pionniers est sans doute la maison Lacoste qui déclina dès 1959 son célèbre polo à croco.

Dans les années 90, Vilebrequin propose aussi ses maillots de bains « tel père tel fils » en élargissant l’ensemble de sa gamme adulte à l’enfant de 2 à 14 ans. La marque tropézienne a compris les nouveaux rapports qui se dessinent entre les deux générations et cette tendre complicité, ce fun assumé qui se tisse entre eux désormais. Eden Park qui surfe sur les valeurs fraternelles du rugby, cultive aussi cet esprit mini-me depuis près de 20 ans. Tout comme la maison Crémieux qui décline à l’identique son garçonnet preppy.

Le style, une affaire de transmission
Sous l’impulsion de la mode « mère-fille » mais aussi parce que les pères d’aujourd’hui ont changé et s’impliquent beaucoup plus dans l’éducation de leur enfant y compris au niveau de la garde-robe, de nombreuses marques masculines jouent la carte du copier-coller, au grand bonheur de toute la famille, de tout le « clan ». Cyrillus, Hackett, Mc Gregor, Hugo Boss, Burberry, Timberland, Tommy Hilfiger, Acne Jr.… la liste est longue. S’habiller n’est plus l’apanage des femmes : c’est devenu aussi une affaire d’hommes et même de transmission, de valeurs et de goûts. Un peu comme en Italie où l’on se transmet l’art de la sprezzatura de père en fils ou en petit-fils pour reprendre l’exemple de Gianni Agnelli et Lapo Elkann.

 

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