écrit le 18 avril 2020
modifié le 13 mai 2020

Un jour une photographie

Depuis le début du confinement, la galerie photo Le Voleur d’Images régale ses habitués d’une image par jour. Voici celle « volée », avec leur complicité, par Monsieur, extraite de l’exposition En vol, le tennis selon Lartigue, présentée en 2017.

Lacoste et Borotra, gagnants du double, Championnats internationaux au Racing Club de France, Paris, 9 au 13 juin 1926 © Ministère de la Culture - France/AAJHL & la galerie Le Voleur d’Images 


Lacoste et Borotra, gagnants du double, Championnats internationaux au Racing Club de France, Paris, 9 au 13 juin 1926 © Ministère de la Culture - France/AAJHL & la galerie Le Voleur d’Images 

Jean Henri Lartigue, dandy hédoniste, lui-même excellent joueur de tennis, ne manquait pas une seule rencontre de haut niveau. Cette photographie, prise sur les terrains du Racing Club de France en juin 1926 – la première édition des Internationaux de France s’est tenue sur les terrains du Racing Club de France, dans le Bois de Boulogne, en 1926, NDLR – , montre un match de double.

Ce sont les célèbres Lacoste et Borotra (ce dernier toujours coiffé de son légendaire béret) qui commencent un 3e set très disputé. Sous un soleil de plomb, les gradins sont combles et l’on n’entend que le bruit des balles, rythmé par les applaudissements. Lacoste est en pleine action, il vole littéralement au-dessus du court. Lartigue adorait la vitesse, l’instantané, et pour lui « la photo c’est une sorte de sport, comme attraper un papillon au vol. Il faut être rapide ».

Ouvert en 2001 rue Saint-Simon, par Véronique de Folin, Le Voleur d’Images est une charmante petite galerie qui rassemble dans un mouchoir de poche tout ce que cette passionnée de photographie aime. Ici, aucune loi ne dicte le choix qu’elle propose.

Véronique s’offre la liberté de ne livrer que ses coups de cœur. Parmi la quarantaine d’expositions présentées au fil du temps, on retiendra Marc Riboud, Sabine Weiss, Édouard Boubat, Matthieu Ricard etc. … L’exposition prévue en septembre s’attardera sur le temps qui passe. Une bonne excuse pour s’y précipiter et flâner dans ce rive gauche qu’on appelait autrefois l’« Outre-Petit-Pont ». Un nom tout aussi poétique que ce Voleur d’Images…


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Le voleur d’images, 9, rue de Saint-Simon, 75007 Paris

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Article par Caroline Knuckey
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