écrit le 27 novembre 2021
modifié le 27 novembre 2021

Jérémie Beyou : « C’est en y rêvant, en y croyant, que tout cela s’est concrétisé »

Le skipper breton est arrivé troisième, en duo avec Christopher Pratt, à Fort-de-France en Martinique à bord de son IMOCA Charal Sailing Team. Avant le départ de la course, il s’était confié sur sa passion pour la navigation et son partenariat avec Garmin, chronométreur officiel de la Transat Jacques-Vabre.

Jérémie Beyou : triple vainqueur de la Solitaire du Figaro (2005, 2011, 2014) ; double champion de France de course au large en Solitaire (2002, 2005) ; 3e du Vendée Globe 2016-2017 ; 3e Transat Jacques-Vabre 2021. (Photo Ugo Richard / Garmin)


Jérémie Beyou : triple vainqueur de la Solitaire du Figaro (2005, 2011, 2014) ; double champion de France de course au large en Solitaire (2002, 2005) ; 3e du Vendée Globe 2016-2017 ; 3e Transat Jacques-Vabre 2021. (Photo Ugo Richard / Garmin)

Racontez-nous vos souvenirs d’enfance ?
La mer, le vent, la pêche, les vagues, la plage, les ports… Depuis toujours, je baigne dans l’univers marin. Dans les années 70, alors que les centres nautiques étaient rares, mes parents, passionnés de voile, construisent leurs propres petits bateaux en acier. La mise à l’eau de leur première embarcation coïncide d’ailleurs avec mon année de naissance, en 1976. Un vrai baptême dans l’eau pour moi ! Tous les week-ends mais aussi pendant les vacances, nous pratiquions la navigation en famille sur les côtes bretonnes.

Vos premières compétitions ?
Les premières ont eu lieu vers l’âge de 7/8 ans en Optimist régate. Puis, très vite, j’ai évolué sur des bateaux plus grands, plus rapide aussi. Mon premier Transat Jacques-Vabre était en 2003. Mon premier Vendée Globe, a eu lieu en 2008 à l’âge de 32 ans. J’ai la chance de faire ce métier depuis l’âge de 20 ans. Je suis passionné par la mer, la voile et la compétition. C’est en y rêvant, en y croyant, que tout cela s’est concrétisé.

Départ de la Transat Jacques-Vabre Normandie Le Havre 2021

Ce qui vous anime à la barre ?
Je ne pourrais pas vivre sans la mer. J’ai la chance de naviguer avec des bateaux technologiques dont la mise au point demande beaucoup de temps et de savoir-faire ainsi que des équipes compétentes. En plus de la navigation et des courses en solitaire, préparer les bateaux en équipe est vraiment très enrichissant.

Vous incarnez désormais l’image de Garmin. Pourquoi ce partenariat ?
J’étais déjà familier des instruments nautiques Garmin à bord de mes différents bateaux. En termes de communication pour la navigation, de repérage et de positionnement, Garmin est la référence de l’électronique marine. Et cela, que ce soit pour les bateaux à moteur, de transport ou de pêche comme pour les voiliers de plaisance ou les bateaux de courses.
L’idée est d’avoir le maximum d’outils Garmin à bord. Cela apporte une garantie notamment au niveau des pilotes automatiques et des répétiteurs d’informations. Sur l’IMOCA Charal Sailing Team, l’installation d’instruments Garmin a permis de pousser la connectivité de l’ensemble du bateau avec celle de la montre. Avec la Marq® Captain au poignet, j’ai toutes les informations du bateau. C’est très pratique, d’autant que sur ce type de bateau dit « volant », il y a énormément de datas qui sortent continuellement : son attitude – a-t-il le nez sous l’eau ? cadrée, pas cadrée ? –, sa vitesse, les charges qui s’appliquent sur sa structure, sur la plateforme… Il est important que le skipper ait toutes ses infos en temps réel et de façon la plus simple et pratique possible.

L’IMOCA Charal Sailing Team

La connectivité avec le bateau est-elle la fonction la plus utilisée de la Marq® Captain ?
C’est vraiment la fonction n°1 que j’exploite. On connecte en bluetooth l’environnement du bateau et toutes les informations dont on a besoin arrivent en temps réel directement sur la montre connectée. J’accède à la fois au réglage du pilote automatique et à toutes les données essentielles à la navigation : la vitesse du bateau, la force du vent, l’angle du vent, la température, la météo, l’angle de gîte du bateau, une cartographie impressionnante… En quelques clics, je suis en mesure de faire un point complet sur la situation.

Ensuite, il y a des fonctions plus basiques : les déplacements à bord, le nombre de tour de manivelles par jour, les données de fréquences cardiaques, température, le baromètre et même le nombre de pas.

Pour la préparation physique, il est intéressant de voir le nombre de déplacement. Ce n’est pas un sport à intervalle régulier mais un sport de veille. Parfois, on attend assis pendant 6 heures dans le froid, puis d’un coup, il faut faire une manœuvre qui va durer seulement 15 minutes mais qui va être très intense. Tout au long de l’année, on se prépare physiquement afin que le corps soit capable de répondre ce genre de sollicitation assez brusque, sans échauffement.

La montre connectée Marq® Captain Garmin.

Avec votre expérience, voyez-vous d’autres fonctions qui pourrait enrichir cette montre ?
On travaille main à main avec Garmin pour tous les outils et équipements électroniques à bord. C’est un début et on poussera encore plus loin cette relation sur le prochain bateau. C’est vraiment un plus pour la navigation en solitaire.

La Marq® Captain est vraiment adaptée à l’univers marin. Surpuissante, en plus d’être élégante, elle pourrait, pourquoi pas, être équipée d’un capteur solaire comme sur la quatix® 6x Solar que je possède également. Mis à part cela, j’ai peu de remarque à faire, je n’ai pas encore exploité tout le potentiel de cette montre qui semble quasi illimité et très complexe. Même s’il s’agit d’un modèle pour le grand public, il s’agit d’un outil très performant sur la pratique des sports extrêmes telles que les courses du Vendée Globe ou celles de la Transat Jacques-Vabre.

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Article par Thu-Huyen Hoang
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