montres > Air du temps
écrit le 27 juin 2019
modifié le 28 juin 2019

Montres Bodet, attention au départ !

Pour ses 150 ans, l’entreprise familiale française Bodet, notamment connue pour ses pendules de gares ou de stades, s’offre un coup de jeune avec le lancement de sa collection de montres bracelet. La preuve par trois.

Trois personnalités distinctes viennent de donner naissance à trois montres de caractère. Grâce à une créativité multipliée au carrée, la famille Bodet présente sa première collection de montres. Des montres carrées, pensées et conçues par Pascal et Sylvain Bodet, en collaboration avec l’horloger Philippe Lebru. Les amateurs d’horlogerie connaissent déjà le créateur des pendules Utinam. Paradoxalement, des milliers de voyageurs ou de spectateurs connaissent Bodet. Ces grandes horloges de gares ou de stades qui rythment arrivées de trains ou top départ des courses sont produites par la société française. Mais la SNCF n’est pas le seul client de cette société au rayonnement international qui équipe de nombreux édifices publics dans plus de 110 pays, ou même la grande mosquée de La Mecque. Désormais, chacun pourra glisser à son poignet un de ces garde-temps.

Le développement confidentiel de cette nouvelle activité, qualifiée de « projet sous-marin » par les deux dirigeants, a trouvé sa justification dans la volonté de célébrer dignement les 150 ans de l’entreprise dédiée à la mesure du temps depuis sa fondation. Plusieurs prototypes ont vu le jour, mais avec dès le départ la forme carrée représentative du style de l’entreprise. Plutôt que de faire des compromis entre leurs points de vue respectifs, les deux frères, et leur partenaire Philippe Lebru, vont décider de concevoir et produire non pas une mais trois montres différentes.

Montre Bodet B480.1

Tout d’abord, la montre B 480.1. Son boîtier carré de 40,4 x 38,2 mm assume une épaisseur de 12,3 mm. Les aiguilles biseautées noires font évidemment penser à deux modèles phares de la Maison Bodet : profilé de l’horloge à palettes et le cadran de l’horloge analogique BT 480, conçue dans les années 60 par Pierre Bodet. A côté de l’ouverture de type « cœur ouvert », sur le cadran, pratiquée à 7 heures et permettant de voir le calibre automatique Miyota 82S5, figure un indicateur de petite seconde. Cette montre est proposée en édition limitée et numérotée de 300 exemplaires.

Montre Bodet B480.2

Vient ensuite, le modèle B 480.2. Plus fin, son épaisseur n’est que de 10,3 mm. Le rehaut est cette fois souligné de noir. Les index sont toujours très nets et très lisibles, reprenant la même inspiration. Le « cœur ouvert » à 5 heures, dévoile le squelettage du calibre automatique Miyota 90S5. Pas de compteur de petite seconde, cette fois, pour cette montre produite en édition limitée et numérotée de seulement 150 exemplaires.

Montre Bodet B480.3

Enfin, la version B 480.3, au cadran blanc avec des indications noires, se singularise par son absence de « cœur ouvert ». Même si cela ne se voit pas au premier coup d’œil, elle est équipée du mouvement automatique Miyota 90S5. Il se laisse cependant détailler à travers la glace saphir du fond de ce boîtier composé de deux pièces vissées, comme sur les deux autres modèles. Une édition limitée et numérotée de 150 exemplaires.

Bracelets interchangeables en cuir de veau Barénia piqué sellier.

Dans tous les cas, les montes Bodet, dont chacune a son allure et son caractère propre en marge d’une esthétique commune, sont équipées de très beaux bracelets de cuir, dessinés par Bodet, et façonnés par des artisans français chevronnés en cuir de veau. Ils sont facilement interchangeables grâce aux barrettes de type « presto ». Une belle palette de couleurs, dénommées Ebène, Havane,  Bronze olive, Cardinal, ou Bleu nuit se décline pour certains en deux tailles.

Chez les Bodet, dans le Maine-et-Loire, il n’a jamais été question de tourner en rond. Déjà, l’arrière-grand-père de Pascal et de Sylvain, Paul Bodet, reconnu pour son savoir-faire de campanaire (c’est-à-dire un spécialiste des cloches, notamment pour les églises) avait eu l’idée d’équiper les clochers d’horloges et avait développé un commerce de montres et de pendules à Trémentines. C’est toujours dans cette jolie localité calme près d’Angers que l’entreprise familiale, fondée en 1868, s’est agrandie et diversifiée, au fil des générations. Forte de plus de 750 salariés, la société a consolidé ses activités traditionnelles, comme Bodet Campanaire, la branche dédiée à l’horlogerie d’édifice ou la  restauration de cloches, et Bodet Time, la division en charge non seulement des horloges, de la distribution horaire et des systèmes audio, ou encore la branche Bodet Sport, connue pour les panneaux d’affichage sportif ou les équipements vidéo. Seule la partie Bodet Software, dont les logiciels apportent des solutions systèmes d’information pour la gestion des ressources humaines (SIRH) et les contrôles d’accès – versions modernes de la pointeuse – est située à Cholet.

Ces trois versions de la première montre Bodet, facturées moins de 1000 euros, sont exclusivement disponibles auprès du site de vente de la maison Bodet ; laquelle peut soit les expédier soit accueillir à Trémentines le futur possesseur pour la lui remettre. Une belle manière de créer un lien et de faire découvrir ce garde-temps français conçu comme un authentique produit de terroir, fier de ses racines.

Renseignements et commandes : www.bodet-1868.com

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Article par Frédéric Brun
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