Style > Sur-mesure
écrit le 18 février 2019
modifié le 18 mars 2019

Cifonelli : un prêt-à-porter en mesure

Avec l'ouverture de son propre atelier de confection en Italie, le tailleur s’assure un prêt-à-porter très proche de son ADN, le bespoke. Une garde-robe au top pour l’ouverture de sa première boutique londonienne.

Lorenzo et Massimo s'apprêtent à ouvrir leur première boutique londonienne, à deux pas de Savile Row. On y retrouvera leur prêt-à-porter et demi-mesure. Des vêtements dont ils ont eux-même réalisé le patronage.


Lorenzo et Massimo s'apprêtent à ouvrir leur première boutique londonienne, à deux pas de Savile Row. On y retrouvera leur prêt-à-porter et demi-mesure. Des vêtements dont ils ont eux-même réalisé le patronage.

Aucun compromis. Lorsqu’on a la maîtrise du tailoring comme Cifonelli, on ne peut imaginer la moindre approximation dans le développement des lignes de prêt-à-porter. Chacun connaît l’adage, « qui peut le plus, peut le moins ». Et c’est particulièrement vrai chez les deux cousins italo-parisiens.

Rappelons que la grande mesure de Massimo et Lorenzo fait le tour du monde des élégants. Leur approche novatrice misant sur un artisanat entièrement fait à la main et leur style reconnaissable entre mille – la fameuse épaule montée vers l’avant – séduisent autant les Japonais, Chinois, que les Londoniens ou les New-Yorkais. C’est qu’elle sublime la carrure, cette épaule.

Tous veulent le « powerful suit » de Cifonelli. Enfin tous… ceux qui ont l’audace (et surtout les moyens) de se l’offrir. Et spécialement ceux qui connaissent. Car l’adresse reste confidentielle et s’échange dans un tout petit cercle d’happy few.

UN NOUVEL ATELIER À SORAGNA

Pour le prêt-à-porter, lancé en 2015, même combat. « Les hommes attendent de nous, plus qu’une grande marque. Nous devons nous différencier, aller plus loin », explique Lorenzo Cifonelli.

Ainsi, pour être à la hauteur des attentes des clients et maîtriser le cahier des charges très strict de la maison, les tailleurs viennent d’ouvrir leur propre atelier de confection en Italie. Et c’est en s’appuyant sur l’expertise d’un des pionniers de la confection italienne, Alberto Caruso, que cette nouvelle fabrique vient de voir le jour à Soragna (dans la province de Parme).

Une façon de maîtriser toute la chaîne de production et de s’assurer de cet ADN si caractéristique. Que ce soit du point de vue stylistique que de celui plus technique, ici, les artisans respectent en tout point les règles de la maison. L’épaule, l’emmanchure, la petite poitrine… tout y est.

Cifonelli FW18

Si John Vizzone reste le directeur de création, Massimo et Lorenzo interviennent du patronage jusqu’à l’élaboration du premier prototype. Dans les collections, on retrouve leur triptyque gagnant : structure anglaise, légèreté italienne et finitions françaises.

On retrouve aussi leur approche décontractée avec des déclinaisons en prêt-à-porter et demi-mesure des fameuses vestes sport couture. Mention spéciale pour le cardigan croisé en double cachemire… complètement déstructuré et pourtant si structuré ! Une allure folle !

UN PARISIEN À MAYFAIR

Un savoir-faire au top même en prêt-à-porter. Il fallait au moins ça pour arriver sur le marché anglais réputé très exigeant.

D’autant que la maison ouvrira, d’ici mars 2019, sa boutique à Mayfair, dans le triangle d’or de l’élégance britannique.

Précisément sur Clifford Street, entre Savile Row et Bond Street. Juste à côté d’Anderson & Sheppard. « C’était un développement logique, explique Lorenzo. Nous y sommes une fois par semaine pour la grande mesure. »

Étendre son aura, au-delà des initiés, voilà un nouveau défi pour le tailleur. Mais, si la volonté d’agrandissement est belle est bien là, elle ne se fera pas au détriment de la maison familiale.

« Nous faisons les choses bien, insiste-t-il. Nous nous développons de façon raisonnée. Notre objectif n’est pas d’ouvrir 150 boutiques dans le monde. Il reste avant tout celui de la qualité et de l’artisanat ; de satisfaire nos clients au mieux en sur-mesure ou en prêt-à-porter. » Chi va piano, va sano…

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Article par Hélène Claudel
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