montres > Les horlogers
écrit le 11 septembre 2017
modifié le 12 septembre 2017

De Bethune, le ciel a rendez-vous avec la lune

Faussement classique, la De Bethune DB28 Skybridge conserve les fondamentaux des codes horlogers, avec son boîtier rond à fond savonnette, et une couronne de remontoir à midi. Mais les brancards articulés, le cadran galbé, le pont traversant le cadran et la lune sphérique en font un garde-temps taillé pour le futur.

Ekaterina Sotnikova, visiblement heureuse de pouvoir présenter un garde-temps aussi exceptionnel, parle avec enthousiasme de cet horloger indépendant. « En 2002, quand David Zanetta, collectionneur passionné d’art, d’histoire et de garde-temps, décide d’associer ses forces en créant De Bethune avec Denis Flageollet, issu d’une famille d’horlogers depuis 4 générations, tous les deux sont absolument sûrs de partager la même vision de l’horlogerie de demain. Mélange subtil de savoir-faire traditionnel et des dernières découvertes scientifiques mises au service de l’extrême précision chronométrique, De Behune est un laboratoire en constante recherche et développement utilisant les technologies d’avant-garde mises en œuvre dans l’esprit des grands horlogers du XVIIIe siècle, quand tous les composants étaient créés et produits un par un avec une extrême attention apportée à chaque moindre détail. » Manifestement, ils étaient faits pour s’entendre. Spécialiste de technique horlogère, Ekaterina Sotnikova insiste volontiers sur la créativité de la maison De Bethune : « Le champ des possibilités paraît illimité à ces deux explorateurs modernes de l’infiniment petit et de l’infiniment précis qui se traduit par 9 brevets, 13 calibres maison et 15 premières mondiales en seulement 14 ans d’existence ! ».

Une inspiration futuriste
L’un des brevets les plus connus, et les plus visibles, est le dispositif mobile des cornes, lesquelles relient les montres De Bethune à leur bracelet. Une innovation technique qui est aussi devenue une signature esthétique. La DB28 Skybridge en est bien sûr parée, mais sa singularité tient surtout à son cadran. Dans l’espace restreint d’un boîtier rond en titane grade 5 de 45 mm de diamètre, De Bethune ouvre une fenêtre vers l’infini en dessinant une voûte céleste concave. Une forme particulière permettant des reflets multiples assez inédits, notamment avec le jeu des étoiles figurées par des index en or gris et en diamant. Ils se positionnent harmonieusement autour de la pièce maîtresse qui attire le regard : un pont en forme de flèche traversant verticalement le cadran. Les amateurs de la manufacture y trouveront sans doute une évocation de la Dream Watch 4. Ce pont, visuellement étonnant et techniquement important puisque, compte tenu de la forme du cadran-ciel incurvé dans son axe vertical, il soutient les roues et certains éléments du mouvement côté cadran. Puis, le regard s’attarde sur la lune sphérique. L’indication des phases de l’astre céleste est une recherche récurrente chez De Bethune depuis la DB25L, puis la DB25T et la DB25 Jewellery, sans oublier la Dream Watch 4.

Des innovations brevetées
La montre est animée par un mouvement de manufacture à remontage manuel, doté de 6 jours de réserve de marche. Une énergie parfaitement maîtrisée par l’architecture spécifique du calibre DB2105 avec son double barillet autorégulateur. L’organe régulant est composé d’un balancier annulaire en silicium/palladium et du spiral avec sa courbe terminale plate spécifique, tout comme la roue d’échappement en silicium et le système triple pare-chute d’absorption des chocs. Des innovations techniques brevetées. Une montre exceptionnelle facturée 132 240 €. Mais que ne donnerait-on pour un tel voyage dans l’espace temps ?


La montre DB28 Skybridge est présentée en France, avec d’autres pièces de la manufacture indépendante De Bethune par Ekso Watches Gallery,
5 rue Magellan, Paris VIII – www.eksowatches.com

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Article parGérard Roger
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