Style > Mode & codes
écrit le 27 mai 2020
modifié le 16 septembre 2020

La demi-mesure « créateur »

Sous l’impulsion de Kim Jones, la demi-mesure Dior entre dans une nouvelle ère. Les coupes des costumes ont été réinventées offrant une silhouette plus contemporaine mais toujours emprunte d'une qualité sartoriale.

Rendez-vous sur les Champs-Élysées, au numéro 127 pour découvrir les costumes Dior et plus particulièrement ceux disponibles en demi-mesure. Si l’on connaît le prêt-à-porter de la maison, on ignore qu’en Italie, loin des podiums, des artisans en blouses blanches s’affairent pour concevoir des pièces selon la grande tradition sartoriale.

La force ici, ce sont les coupes. Toutes sont empreintes de la patte de l’Anglais Kim Jones, le directeur artistique de l’homme Dior. Un mélange urbain et minimaliste faisant la part belle à l’héritage couture de la maison.

Kim Jones (photo Brett Lloyd pour Dior)

Le créateur ne cesse d’y puiser son inspiration. Car qu’on ne s’y trompe pas : s’il affectionne le punk hardcore ou la techno, « le tailoring est la base de [sa] culture, comme il le confiait au Monde, il y a trois ans, peu de temps après sa nomination. Je viens de Londres, où la mode masculine s’est développée autour des tailleurs de Savile Row. J’ai travaillé pour des marques spécialisées dans l’art du costume. Je cherche à présent à en donner une version légère, facile à porter. »

Il a donc retravaillé les proportions des intemporels, de ces vestes, costumes, pantalons et manteaux qui font la panoplie masculine au quotidien. Les tailles sont désormais plus hautes, les revers des vestes et des cols de chemises plus larges.

Un vestiaire classique réinventé avec ce petit twist qui le rend tout de suite ancré dans l’air du temps. Et c’est cette fluidité nouvelle que viennent chercher les adeptes du demi-mesure Dior. Un service destiné aux hommes en quête d’une élégance singulière et d’un vêtement qui leur ressemble sans passer par la case grande mesure jugée parfois trop contraignante en termes de délai et d’essayage.

Cette nouvelle offre se base sur les coupes emblématiques de la maison, à savoir aussi bien le costume droit à revers cranté que sa version croisée à 4 boutons, le smoking et bien sûr le tailleur « Oblique », désormais la « silhouette signature » de la maison.

Aperçue pour la première fois lors du défilé printemps-été 2019, cette création démontre, plus que tout autre, l’attachement de Kim Jones pour le savoir-faire Dior et les pièces novatrices imaginées par son fondateur.

En effet, pour concevoir ce costume asymétrique, il s’est inspiré de la veste « Oblique » dessinée par Christian Dior pour l’automne-hiver 1950. À l’origine, cette création, empruntée au vestiaire féminin, possédait plusieurs boutons.

Kim Jones n’en a gardé qu’un et a transformé le tout en un blazer croisé pour homme. Tout est dans l’art d’adapter et de savoir coller à son époque. Originale avec son pantalon taille haute à boucle de serrage, cette veste d’inspiration couture se suffit à elle-même et se porte fermée pardessus un tee-shirt ou un pull léger.

L’allure est différente tout en restant portable. Le style, ultra chic. En version demi-mesure, le client peut opter pour un grain de poudre de laine, un revers de col en satin et des poches à rabat. Voilà « L’Oblique » en mode soir. Impossible d’être regardé… de travers !

Droit, croisé, oblique, version smoking… quel que soit le modèle de costume choisi, il sera ajusté aux mesures du client grâce à l’expertise des tailleurs Dior toujours présents sur place.

 

Ensuite, viendra le choix de la doublure. De nombreuses options (exclusives) sont possibles comme des mignonettes rayées, des toiles de Jouy ou un jacquard monogrammé « CD » cher à Kim Jones. Ce dernier a également sélectionné de nombreux tissus – laine super 130’s, super 180’s, mohair, soie, cachemire, etc. – offrant une large palette de motifs et de textures dans les plus belles qualités. On retrouve ses couleurs et thèmes de prédilection.

Des étoffes d’exception viennent aussi habiller les chemises avec la possibilité d’y faire broder ses initiales ou la petite abeille emblématique de la maison – un hommage aux couturières qui, du temps de Christian Dior, étaient surnommées ainsi.

C’est fidèle à cette tradition de couture, à cette précision dans les gestes des artisans que la demi-mesure Dior assoit sa construction. En effet, elle présente une fabrication traditionnelle avec un entoilage sur tout le devant de la veste, une armature faite de crin de cheval, coton et laine. Cette triplure cousue à la main garantit une meilleure tenue de la veste et une plus grande durabilité.

D’autres détails sont aussi faits à la main comme le picotage du revers de col ou encore les coutures des boutonnières. Quant aux retouches, elles seront faites sur place après l’essayage final en boutique. Le tombé doit être impeccable. Chez Dior, pas de demi-mesures sur le sujet.


QUELQUES CHIFFRES

UN SERVICE DISPONIBLE POUR LES COSTUMES, PANTALONS, CHEMISES, MANTEAUX ET VESTES.

220 composants pour la réalisation d’une veste dont 51 pièces de tissu et doublure.

+600 références de tissus dont 300 pour les costumes et 200 pour les chemises.

6 à 8 semaines de délai.

1 à 2 essayages.

3 400 euros, le premier prix d’un costume demi-mesure réalisé dans une laine super 120’s.

3 boutiques parisiennes : avenue Montaigne, Champs-Élysées et Le Bon Marché. Disponible également dans la boutique de Cannes et dans 11 boutiques à travers le monde.

Si vous avez aimé, partager
Article par Hélène Claudel
Dans la même
rubrique


La décontraction américaine lire
LA FORCE DU POIGNET lire
Les sneakers : le nouvel « objet d’art » sur lequel investir ? lire
Shopping à Paris : 10 bons plans de printemps-été lire

Avec un habit et une cravate blanche, tout le monde, même un agent de change, peut faire croire qu’il est civilisé

Oscar Wilde
vous aimerez aussi
Top


le nouveau numéro est arrivé

Monsieur #144



Commander Montres #121 Automne 2020

abonnez-vous

Découvrez toutes nos offres

acheter le numéro

version numérique