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écrit le 28 juin 2017
modifié le 8 janvier 2019

Des montres et des autos

Associations avec des marques de légendes, références stylistiques ou sémantiques, plus que jamais les montres s’inspirent de l’univers de l’automobile.

Même si les drivers’ watches avec leurs cadrans inclinés de 20 degrés sur la droite pour pouvoir lire l’heure facilement sans lâcher le volant ne se trouvent plus qu’en vintage, l’automobile et ses passionnés sont toujours dans l’oeil des horlogers. La dernière nouveauté de Cartier s’appelle d’ailleurs la Drive. Lancée en 2016, elle est présentée aussi en version extra-plate ou phases de lune pour 2017. Une pièce très élégante qui se place très bien sur le poignet. Son dessin qui fait comme un carré aux côtés arrondis est particulièrement réussi. Pour les aficionados de la marque au Cavallino Rampante, Hublot, partenaire de Ferrari depuis 2011, propose la traduction horlogère la plus fidèle des bolides de Modène. La lunette de la Big Bang ressemble à un volant à commandes intégrées, le protège-couronne, à l’écran numérique Turbo Performance Engineer, la masse oscillante du calibre Unico reprend le dessin des jantes Ferrari et sur la version en carbone unidirectionnel, le bracelet aux surpiqûres rouges évoque les baquets de la Ferrari.

Hublot se cambre

Comme les autos, la Big Bang est une série limitée à 1000 pièces en titane, 500 pièces en King Gold et 500 en carbone unidirectionnel. Toutes arborent discrètement le logo Ferrari sur leur cadran à 6 heures. Pour rester dans le domaine de la course, l’alliance de Richard Mille avec McLaren qui vient de donner naissance à la RM 50-03, illustre les ponts technologiques entre les deux industries. Ainsi, pour ce chronographe rattrapant le plus léger du monde (38 grammes !), Richard Mille a utilisé le « graphène », une matière issue des recherches faites par McLaren Applied Technologies.

Référence à McLaren F1

Équivalent horloger d’une formule 1, la RM 50-03 est équipée d’un calibre tourbillon à l’architecture aérienne qui fait appel au titane et au carbone TPT (Th in Ply Technology), le boîtier étant en Graph TPT, un dérivé du graphène. Un nanomatériau six fois plus léger que l’acier mais 200 fois plus résistant ! Pesant seulement sept grammes, le mouvement est capable d’encaisser des chocs de 5 000 G. Doté de nombreuses références à la McLaren Honda F1, le chronographe arbore à 6 heures une « plaque constructeur » et son numéro de série. Seules 75 pièces sortiront des ateliers de la manufacture Richard Mille à un prix que n’atteignent pas beaucoup de supercars… Dédiées aux légendaires Cobra de Shelby, les séries spéciales Cobra de Baume & Mercier sont infi niment plus abordables mais avec leurs nombreuses références à cette grande épopée automobile, elles sont, aussi, bien séduisantes.

Une Cobra au poignet

Pour la troisième collection, plusieurs Clifton Club marquent la collaboration de l’horloger avec l’écurie Cobra. À noter cette année une version au cadran blanc et bleu évoquant une des ultimes Shelby Cobra, le coupé qui inaugura de nombreuses nouvelles solutions aérodynamiques. Les trois versions Cobra 2017 arriveront en boutique en juin.

Le 70e anniversaire de Ferrari sera aussi une grande année pour Hublot, partenaire de Ferrari depuis 2011. La manufacture présentera des pièces hommage exceptionnelles à Bâle.

Pour Montblanc, pas de lien particulier avec une course ou une auto mais l’évocation d’une passion à travers la gamme Timewalker déclinée en quatre versions, automatique, chronographe, chronographe UTC et chronographe au 1 000e/seconde. Cette dernière pièce exceptionnelle baptisée TimeWalker 1000 étant une série limitée de 18 pièces.

Inserts en pneu Pirelli

S’ajoute à cette collection, la Montblanc TimeWalker Rally Timer, une pièce modulable qui fait à la fois chronographe de tableau de bord pour les courses de régularité, pendulette de bureau et montre bracelet. D’un diamètre de 50 mm, cette pièce en titane sera éditée à 100 pièces pour le monde. Si Rolex, avec sa Cosmographe Daytona, fait toujours la course en tête, la nouvelle version acier 2016 étant quasiment introuvable en Europe tellement elle a de succès, et si IWC poursuit son partenariat avec AMG, la division supercar de Mercedes-Benz, un nouvel horloger met la gomme – sans mauvais jeu de mot – pour entrer dans le circuit. Il s’agit de Roger Dubuis. L’horloger vient de signer un partenariat original avec Pirelli F1 et annoncera prochainement des accords avec un très grand constructeur. Son nouveau double tourbillon squelette est ceinturé d’un renfort en caoutchouc fabriqué à partir de la gomme de pneus Pirelli vainqueurs à Monaco. Corum avec sa Bubble Stop se met aussi d’une certaine manière et avec humour dans la circulation, si souvent rythmée par les panneaux de signalisation « Stop ». Mais, on pourra certainement trouver à cette pièce à message bien d’autres utilisations.

 

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Article parFrançois-Jean Daehn
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