Style > Les élégants du siècle
écrit le 20 décembre 2018
modifié le 1 juillet 2019

Éternel Mister McQueen

Les années passent, la légende se renforce. Cinquante ans après L’Affaire Thomas Crown et Bullitt, le King of Cool continue d’inspirer. Pourquoi sera-t-il toujours un cran au-dessus de Pierce Brosnan ?

C'est en partie grâce à L'Affaire Thomas Crown que le comédien a forgé sa légende. Bullitt aussi a été un tournant important. On y retrouve son style décontracté et son goût pour la vitesse. (©Rue des archives/Diltz extrait Monsieur Magzine n°100)


C'est en partie grâce à L'Affaire Thomas Crown que le comédien a forgé sa légende. Bullitt aussi a été un tournant important. On y retrouve son style décontracté et son goût pour la vitesse. (©Rue des archives/Diltz extrait Monsieur Magzine n°100)

En 1968, le monde entier est sous le charme de Steve McQueen. Après le succès des Sept Mercenaires et surtout de La Grande Évasion, le « King of cool », comme on le surnomme à Hollywood, est la tête d’affiche de L’Affaire Thomas Crown et de Bullitt. Deux films mémorables qui, dans un genre différent, incarnent le chic naturel et l’esprit rebelle du comédien. Cinquante ans plus tard, la fascination est toujours là, intacte. Steve McQueen nourrit l’imaginaire de tous les hommes en quête de style et d’élégance.

LA LÉGENDE MCQUEEN

Talent, beauté, charisme, sportivité : il avait tout. Une source d’inspiration intarissable dans laquelle les marques ne cessent de puiser. À commencer par celles qu’il a portées : Barbour, Sanders, Persol, Baracuta, Tag Heuer, Superga… Ford, qui a réédité, à l’occasion de l’anniversaire de Bullitt, sa fameuse Mustang dans une édition spéciale 2018.

Les 82 exemplaires seraient déjà tous réservés. La légende McQueen fait vendre. Elle traverse le temps sans prendre une ride. Comme sa filmographie qui reflète, sur grand écran, sa vie effrénée. Il est au cinéma tel qu’il est dans la réalité : ce grand enfant tourmenté, fan de belles mécaniques, un peu voyou sur les bords.

TROP LISSE PIERCE

« Si je n’avais pas réussi en tant qu’acteur, j’aurais probablement fini truand », disait-il. Le rôle de Thomas Crown était fait pour lui. Un milliardaire ultra chic qui braque une banque pour tromper l’ennui. Et qui délivre le plus long baiser du cinéma à Faye Dunaway sur une musique de Michel Legrand. L’Affaire Thomas Crown est devenu un film culte, jamais surpassé par son remake interprété par Pierce Brosnan. Beaucoup trop lisse, Pierce… Il faut dire que la version de 1968 pousse l’élégance à son extrême, un véritable guide pour gentlemen.

1968 Ford Mustang GT Fastback

Costumes trois pièces prince-de-galles et rayures tennis signés Douglas Hayward, montre à gousset Patek Philippe ou Tank Allongée, solaires Persol 714 aux verres bleutés – cette scène du cimetière où Crown les porte lorsqu’il va chercher son butin ! – Rolls Royce coupé Silver Shadow, Buggy Meyers Manx construit pour le film… Des tenues aux voitures, tous les éléments du long-métrage sont ultra soignés et particulièrement audacieux pour l’époque. C’était la première fois que Steve apparaissait en costume à l’écran. D’habitude, il est plus décontracté.

LES INCONTOURNABLES PERSOL

Au cinéma comme dans la vie, cette élégance désinvolte, c’est lui. Il allie à la perfection le chic européen à la décontraction américaine. Ceci est particulièrement vrai dans Bullitt où il se livre, au volant de sa Mustang Fastback, à une course-poursuite d’anthologie (sans doublure). Son look, simple, intemporel : col roulé noir, veste en tweed chocolat, chino noir, desert boots, imper beige, sans oublier les incontournables Persol. Une fois encore, McQueen se confond avec son personnage. On ne sait plus qui joue qui.

Retrouvez le look de Steve McQueen décortiqué par notre expert ici !

2018 Ford Mustang série spéciale Steve McQueen

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Article parHélène Claudel
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