écrit le 11 septembre 2017
modifié le 2 novembre 2017

Gosling : La La… classe

Après le succès de sa comédie musicale La La Land, Ryan Gosling est devenu le favori d’Hollywood. Pourtant, l’acteur canadien affirme son talent et sa personnalité depuis longtemps. Zoom sur son style, chic et décomplexé.

Il fait partie de ces acteurs qui « brillent » quelle que soit la lumière. Le choix de ses films étonne par leur diversité et atteste de la personnalité de ce « nouveau » beau gosse d’Hollywood. Inclassable. C’est l’as du grand écart. Le Canadien est capable de jongler d’une comédie loufoque (Une fiancée pas comme les autres), à un drame (Blue Valentine) en passant par un thriller noir (Drive) ou une comédie musicale (La La Land) avec une aisance naturelle qui lui a valu de nombreux prix et nominations. Dernier exemple, cette année, avec l’énorme succès La La Land où, une fois de plus, il a frôlé l’oscar du meilleur acteur. Il a obtenu le Golden Globe.

On va le retrouver prochainement dans le nouveau Terrence Malick chanter du Bob Marley (Song to song) et il serait pressenti pour incarner le nouveau James Bond à la place de Daniel Craig. Sûr qu’il saura manier le Walther PPK avec élégance. Il sait tout faire, la comédie, chanter, jouer du piano, danser, faire des claquettes… Impossible de l’enfermer dans une case.

À Cannes, pour la présentation de son film Drive, il tente la chemise de pyjama gansée (Salvatore Ferragamo) et les Spectator rétros.

Question style, même combat. Sur le tapis rouge, alors que la plupart de ses confrères appliquent à la lettre les règles du black tie au risque de paraître un peu fades, lui, dépoussière le genre. Costume cool en tweed donegal sur tee-shirt col V (Burberry) ou rétro en velours vert avec cravate tricot (Gucci). Trois-pièces à fines rayures ultra fitté (Todd Snyder), smoking bleu-gris (Ferragamo), bordeaux (Balenciaga) ou un de ses favoris (sa signature ?), le blanc sur un pantalon bleu marine (Gucci)…

Une petite culotte à volants

Ryan Gosling se permet tout, et sans fausse note ce qui est encore mieux. Tout lui va : des slippers noirs portés avec des chaussettes rouges sur un costume bleu, des Spectator ultra vintage, la chemise ouverte, l’œillet rouge, la cravate fine négligemment nouée en mode rock star débraillée sur un costume over strict…

Ryan ose même la chemise à jabot (Gucci) comme on a pu voir aux Oscars 2017. Cette excentricité lui aura d’ailleurs valu les moqueries de la twittosphère qui a entre autres comparé sa liquette à « un rideau » ou à « une petite culotte à volants ». Dur. Laisse tomber Ryan, ils ne connaissent rien à la mode d’Alessandro Michele. L’acteur connaît les codes et aime par-dessus tout les briser.

Aux Oscars 2017, il porte sans complexe la chemise à jabot (Gucci).

On le voit chez Jimmy Fallon en costume avec un tee-shirt tête de mort à l’effigie du chanteur de country Steve Earle, à Cannes, lors d’un photocall, avec une chemise de pyjama gansée ou à l’aéroport avec un cuir, une surchemise de bûcheron, des Persol sur le nez et des Doc Martens aux pieds. Comme dans son cinéma, il joue sur tous les tableaux avec une grande liberté. Seul dénominateur commun: le chic.

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Article par Hélène Claudel
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