Style > Les élégants du siècle
écrit le 5 mai 2020
modifié le 8 mai 2020

Les interviews #MonsieurConfiné

Retrouvez chaque semaine, les minis questionnaires d'hommes inspirants et très Monsieur dans l'intimité de leur confinement.

De gauche à droite : André Juillard, scénariste et dessinateur de bande dessinée / Vincent Coquet, directeur marketing et commercial de Oris  France / Franck Mesnel, fondateur d'Eden Park.


De gauche à droite : André Juillard, scénariste et dessinateur de bande dessinée / Vincent Coquet, directeur marketing et commercial de Oris  France / Franck Mesnel, fondateur d'Eden Park.

#MONSIEURCONFINÉ : André Juillard, scénariste et dessinateur de bande dessinée Les Sept Vies de l’Épervier, Plumes au ventLe Cahier Bleu, Blake et Mortimer (la reprise entre 2000 et 2016 d’après Edgar P. Jacobs).

Lieu d’incarcération ? Côtes-d’Armor, Bretagne.

Emploi du temps ?  Je travaille entre 11H et 19h, sur la suite et fin des Sept Vies de l’Épervier. Un processus de travail long et minutieux. Puis, promenade d’une heure.

Ce qui vous manque le plus ? Les enfants et petits enfants, et les amis restés à Paris. Le bar non loin de chez moi où je vais lire L’Équipe tous les matins.

Uniforme ? Pantalon de toile, chemise et pull marin, chaussures bateau.

Le positif dans tout cela ? Vivre dans la maison, au bord de la mer avec une vue magnifique, est tellement agréable que nous avons décidé de quitter Paris pour venir nous installer ici définitivement.

La première chose que vous ferez à la libération ? Réaliser ce qui nous manque le plus.


#MONSIEURCONFINÉ : Vincent Coquet, directeur marketing et commercial d’Oris  France

Lieu d’incarcération ? À la campagne dans le Loiret.

Emploi du temps ? Travailler à 50 % le matin, puis s’occuper par des activités extérieures (potager et jardinage), jouer avec les chiens…

Ce qui vous manque le plus ? Rien, le temps est avec moi.

Uniforme ? Bottes Hunter, veste de travail Le Mont St Michel, jean et un chapeau.

Le positif dans tout cela ? Le temps retrouvé, l’air de la campagne, la joie d’être entouré de ma famille.

La première chose que vous ferez à la libération ? Je regretterais sûrement cette période de tranquillité personnelle (et puis, une bonne fête quand même).


#MONSIEURCONFINÉ : Franck Mesnel, fondateur d’Eden Park

(Photo Thomas Vollaire)

Lieu d’incarcération ? La Drôme.

Emploi du temps ? Lorsque nous sommes obligés d’être confinés, il faut absolument avoir des objectifs, et un planning très riche :

– entre 2 et 3 vidéos-call d’une heure par jour ;

– quelques appels ;

– une revue de presse digitale ciblée, dont Monsieur, évidemment ;

– du temps (quel luxe !) pour anticiper la stratégie d’Eden Park et sa transformation déjà initiée par nos démarches autour du RSE ;

– la préparation de la relance jusqu’à la prochaine coupe du monde de rugby qui aura lieu en France en 2023 ;

– la fabrication de contenu digital ;

– et de l’activité physique pour l’élégance du corps et… de l’esprit !

Ce qui vous manque le plus ?  J’ai le privilège d’avoir mon premier cercle familial autour de moi et un bout de pré pour respirer.

Il me manque mes amis, mes heures de cycling régulières chez Kiwill pour me désintoxiquer doucement du sport extrême… et l’adrénaline positive du bureau.

Nous devons à ce propos relancer très vite l’économie de notre pays tout en nous posant les bonnes questions, avec toute les dispositions sanitaires appropriées, bien entendu. Mais n’imaginons pas que nous allons vivre d’amour et d’eau fraîche les prochaines décennies. La forme du travail doit évoluer, peut-être avec une autre référence que le PIB, l’homme a du talent et des ressources inimaginables pour s’adapter et créer… c’est même une de ses raisons de vivre.
Je pense qu’à l’échelle mondiale, nous devons revoir en priorité l’organisation de nos ressources énergétiques, dont dépendent de façon déterminante des millions d’entreprises. Ce « petit monde » doit se transformer en proposant par conséquent de nouveaux  objectifs et métiers qui  participeront ainsi à la préservation notre planète ;

Uniforme ? 100 % en Eden Park recyclé.

J’ai customisé moi-même quelques shorts cargo avec des tissus à carreaux et des all overs de nœuds papillon, j’ai redonné vie à des maillots de rugby en changeant leur col, personnalisé mes sneakers et ressorti, pour la petite touche décalée, un foulard… marine et rose, bien sûr.
Tous ces produits sont des prototypes d’anciennes collections souvent revisités.

Le positif dans tout cela ? Conserver notre French Flair !

Notre génération n’a heureusement pas connu la guerre, mais depuis 2008 nous essuyons les tempêtes.

Le positif est que nous résistons, non sans efforts. L’entreprise et la marque Eden Park restent solides dans la tourmente et de mieux en mieux organisées au fil du temps.

Ce nouvel accident de parcours nous oblige à accélérer toutes les idées de création qui feront évoluer Eden Park. Nous insistons sur nos  arguments d’écoresponsabilité : la qualité de nos produits, leur durabilité, qui ont depuis plus de 30 ans largement contribué à la notoriété de notre marque en plus de son ADN unique et pionnier.

Nous travaillons sur la RSE, en mettant en avant la recherche de sourcings adaptés et je crois beaucoup à l’idée du recyclage, surtout lorsque l’on travaille des matières nobles comme c’est le cas pour notre marque.

La première chose que vous ferez à la libération ? 

1/ Rattraper le retard et retrouver un rythme de travail très productif, même si chacun continue comme il a pu dans le confinement. Je remercie à ce sujet mes équipes qui se sont montrées une nouvelle fois exemplaires tant sur leur engagement que sur leur vigilance permanente.

2/ À la vue de l’incroyable boulot réalisé par le corps médical en général durant cette épreuve, reconsidérer cet angle au sein du Collège du Rocher que nous avons construit à Madagascar dans le cadre de notre association des Papillons du Ciel.

3/ J’ai également très envie d’aller sur le terrain dans nos points de vente pour soutenir « les relanceurs de l’en-but » , un nouveau challenge ! Notre digital est très performant, et je crois fermement dorénavant en l’omnicanalité, surtout grâce à la qualité de nos boutiques physiques et de nos réseaux de distributeurs existants, haut de gamme et très fidèles.

Hâte de redémarrer….


RETROUVEZ TOUS LES INTERVIEWS DE NOS #MESSIEURCONFINÉS, ICI.

Si vous avez aimé, partager
La rédaction
Dans la même
rubrique


Les Archives de Monsieur : Y aura-t-il un style Chirac ? lire
Les interviews #MonsieurConfiné lire
Peter Beard, le chasseur d’images lire
Les interviews #MonsieurConfiné lire

Avec un habit et une cravate blanche, tout le monde, même un agent de change, peut faire croire qu’il est civilisé

Oscar Wilde
vous aimerez aussi
Top


le nouveau numéro est arrivé

Monsieur #142



Commander Montres #119

abonnez-vous

Découvrez toutes nos offres

acheter le numéro

version numérique