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écrit le 6 septembre 2018
modifié le 6 septembre 2018

Le Gin, la nouvelle star du bar

Avec du tonic et un zeste de citron tout simplement, ou comme base de cocktails plus élaborés, le gin fait son grand retour. Partout dans le monde, de petites distilleries rivalisent pour élaborer le meilleur gin.

Sweet Mandarin, eau vanillée, mandarine, bitter, yuzu et gin Hendrick’s.


Sweet Mandarin, eau vanillée, mandarine, bitter, yuzu et gin Hendrick’s.

Il est loin le temps où dans les bas-fonds de Londres, les gins frelatés rendaient aveugle. Le gin n’échappe pas à la tendance de la quête de qualité que connaissent tous les spiritueux. Mais depuis 2017, les gins sont remontés en haut du hit-parade notamment à cause de nombreux cocktails dans la composition desquels ils interviennent même si pour les puristes, il n’y a que le « Gin To » – Gin Tonic – qui vaille. Un petit rappel justement pour briller autour d’un verre.

Non, le gin n’est pas anglais mais hollandais, son inventeur s’appelait Sylvius de Bouve. Avec un nom pareil, il devait être d’origine française d’ailleurs.

London Dry Gin

Quoiqu’il en soit, c’est au début du XVIIIe que les Anglais s’en entichent et que Londres devient la capitale du gin, perfectionnant le gin hollandais par une double distillation avec très peu de sucre et toujours aromatisé naturellement au genièvre. C’est ce qu’on appelle le London Dry Gin. Les plus fameux étant le Bombay Sapphire dont la recette remonte à 1761, le Beefeater et le Tanqueray.

La Distillerie Générale

Depuis quelques années, on a vu arriver une foule de gins haut de gamme issus de microdistilleries comme Monkey 47 en Allemagne, Ki No Tea et Roku au Japon. La France n’est pas en reste avec G’Vine, Bartolomeo, et des distillats très marketés comme Lord of Barbès ou ultra confidentiels mais très qualitatifs comme le gin de Paul-Charles Ricard de la Distillerie Générale. Créé par Desmond Payne, maître distillateur de Beefeater, dans un petit alambic datant de 1820, il représente ce que l’on peut faire de mieux en la matière. Ses arômes particulièrement complexes et subtils en font un trésor pour les connaisseurs. Son flacon orné d’une étiquette brodée est particulièrement élégant. Attention série limitée !

Les gins japonais

Avec près de 3 000 marques dans le monde dont 80 en France, le choix est immense. En base pour tous les cocktails, les meilleurs distilled gins des grandes marques satisferont tous les mixologues amateurs et sont d’un bon rapport qualité prix (Bombay Sapphire, Tanqueray, Hendrick’s). Les connaisseurs s’orientent vers les gins japonais comme le magnifique Roku élaboré par Suntory, le Monkey 47 et pour les inconditionnels du made in France, G’Vine.

Pour surprendre vos amis, plutôt que le traditionnel Schweppes, explorez la gamme des tonics Fever-Tree qui propose pas moins de six arômes de tonic qui s’accordent selon le type de gin utilisé.


DES FLACONS AUX PARFUMS DIFFÉRENTS

L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération.

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Article par François-Jean Daehn
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