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écrit le 22 janvier 2020
modifié le 30 janvier 2020

TAG Heuer fête ses 160 ans, Yohan Blake en Richard Mille, l'Octo Tadao Andō… toute l'actualité horlogère de la semaine au bout du clic !

Monsieur passe en revue les temps forts de l'horlogerie. Nouveautés, boutiques, lancements, collab'… rien n'échappe au crible de nos experts de Montres Magazine.

La TAG Heuer Carrera Edition Spéciale 160 ans


La TAG Heuer Carrera Edition Spéciale 160 ans

TAG Heuer en route pour ses 160 ans

Pour nombre d’amateurs, le nom TAG Heuer est directement attaché à la légende horlogère de l’après-guerre et aux courses automobiles. Mais l’histoire de cette belle manufacture suisse n’a pas commencée avec Steve McQueen, loin de là. L’entreprise a été fondée en 1860, à Saint-Imier, en Suisse par Edouard Heuer. En 2020, la manufacture, appartenant désormais à la division horlogère de LVMH, fêtera ses 160 ans. Pour l’occasion, et pour rester fidèle à sa réputation d’avant-garde, la maison vient de présenter une très belle réédition de son emblématique chronographe Carrera de 1964, connu des collectionneurs sous la référence 2447S, c’est-à-dire le modèle très pur au cadran argenté monochrome à trois compteurs à cercles concentriques azurés et dont le cadran est traité argenté brossé-soleil, enrichi de remarquables innovations techniques. Si cette Carrera 160 ans Silver Limited Edition en acier passe de 36 à 39 mm pour prendre des proportions contemporaines, elle bénéficie aussi du calibre automatique Heuer 02, à la place du mouvement Valjoux 72 à l’origine. Equipé d’une roue à colonnes et d’un embrayage vertical, le calibre Heuer 02 est doté d’une réserve de marche de 80 heures. Il est assemblé par TAG Heuer dans sa manufacture suisse de Chevenez. Il faut se mettre sur les rangs dès maintenant pour pouvoir obtenir l’un des 1860 exemplaires qui ne seront délivrés qu’en juin 2020.


Octo Finissimo Tadao Andō : zénitude et finesse pour Bulgari

Bulgari Octo Finissimo Tadao Ando Edition

Parmi les réalisations de l’architecte japonais Tadao Andō, entre la Maison Azuma à Sumiyoshi (1976) et la Bourse de Commerce à Paris, futur siège de la Fondation Pinault, il faut aussi compter désormais avec une interprétation magistrale de la montre Octo Finissimo de Bulgari. Lauréat du prix Pritzker, Tadao Andō est connu pour son usage du béton lisse, les volumes géométriques simples ou encore l’intégration d’éléments naturels. Des principes créatifs subtilement présents aussi sur la montre Octo. Des lignes pures, un travail du cadran inspiré d’un jardin zen japonais ou d’une goutte d’eau troublant la surface augmentent d’une dimension nouvelle cette montre à la finesse spectaculaire. « J’ai imaginé un trou noir dans l’espace lorsque j’ai commencé à réfléchir à ce projet. Sur le cadran, une spirale infinie se développe, passant des secondes aux minutes jusqu’à ce que l’on ne la perçoive plus. C’est l’effet des ondes sur l’eau se déployant jusqu’à la quatrième dimension. De l’expansion à la compression, ce motif exprime l’infini, l’éternel, l’intemporel », souligne l’architecte. Cette Octo Finissimo Titane est éditée à 200 pièces. En complément, une Octo Finissimo Tourbillon Carbone, également signée par l’architecte, fait l’objet d’une série limitée de 8 exemplaires pour le marché japonais.


Richard Mille rend hommage à Yohan Blake

La nouvelle RM 61-01 Ultimate Edition Yohan Blake de Richard Mille.

La performance et la précision ne sont pas de vains mots pour Yohan Blake. L’athlète jamaïcain est connu pour être l’un des grands spécialistes des épreuves de sprint. Pour preuve, le sportif est détenteur de la deuxième meilleure performance mondiale de tous les temps sur 200 mètres, avec 19 secondes et 26 centièmes en 2011, et de la troisième meilleure performance de tous les temps sur 100 m, avec 9 secondes 69 centièmes en 2012. Ami de longue date de Richard Mille, le sportif fait partie des proches de la marque horlogère qui a créé pour lui la montre tourbillon RM 59-01. Les amateurs de pièces d’exception jetteront leur dévolu sur la nouvelle RM 61-01 Ultimate Edition Yohan Blake, en Carbone TPT®, pour la carrure, la lunette et le fond, et en Quartz TPT®. Une pièce singulière aux lignes atypiques servie par un mouvement hors-normes, un calibre squeletté en titane grade 5 traité PVD doté de 55 heures de réserve de marche. Parmi ses particularités techniques, on notera le balancier à inertie variable, oscillant à 4 Hz, ou encore les ponts traversant en titane grade 5 galvanisés noir. Autre point fort, l’exceptionnelle résistance aux impacts de la montre. Mais il n’y en aura que 150 exemplaires dans le monde. Les collectionneurs sont déjà dans les starting-blocks.


The Longines Classic Chronograph 1946 : ode à la fidélité

The Longines Heritage Classic Chronograph 1946, réédition d’une pièce produite dans la deuxième moitié des années 1940.

La taille est souvent un indice décisif. Avec son boîtier en acier de 40 mm, la nouvelle montre The Longines Classic Chronograph 1946 se montre délicieusement fidèle à une montre de l’horloger datant des années 40. Il ne s’agit pas d’une simple réédition, mais d’un hommage subtil. En conservant le sens des proportions, la finesse des chiffres arabes inclinés de style « dauphin » peints à la main et une échelle tachymétrique précise sur un cadran argenté opalin à peine bombé, Longines a respecté les canons du genre. Concessions à la modernité, des aiguilles « feuilles » plus contemporaines que les aiguilles de type « glaive » d’autrefois, et un mouvement automatique L895.5, sur base ETA A3I.L2I offrant 54 heures de réserve de marche. Une belle proposition, à prix raisonnable (2 880€) pour les amateurs de vintage.


Citizen, à la seconde pure

Citizen dévoile sa nouvelle montre Eco-Drive, « Caliber 0100 ».

Le titre de la montre bracelet la plus précise revient désormais à Citizen, avec sa nouvelle Eco-Drive Caliber 0100. Présenté sans tambours ni trompettes l’an dernier dans une montre de poche expérimentale, le Caliber 0100 affichait une précision de plus ou moins 0,0027 seconde par jour. Faites vos comptes : cela ne fait guère qu’une seconde par an. Grâce à la plaquette de cristal de quartz taillée selon un angle de coupe spécifique dans un bloc de quartz synthétique, ce mouvement battant à 8,4 Mhz (contre 32,768 Hz pour un quartz usuel) résiste aux variations de gravité et de températures. C’est l’un des secrets derrière cette prouesse technologique. Ce mouvement vient désormais se loger dans une montre bracelet de 37, 5 mm de diamètre en édition limitée de 100 pièces en or blanc et 700 exemplaires en Super Titanium, du titane enrichi de Duratec. (À noter, sur ces 700 pièces, 200 d’entre-elles bénéficieront d’un cadran en nacre). Grâce au procédé de fabrication LIGA, une technologie spéciale dédiée aux microstructures à rapport de forme élevé employée notamment par Patek Philippe pour certain éléments de la nouvelle Calatrava réf. 5212A, ou Rolex pour la Daytona, des composants spéciaux et des roues dentées créés sur-mesure permettent une cohérence parfaite des engrenages pour un contrôle maximum des aiguilles. Résultat : les alignements avec les indices et les index sont parfaits. C’est, pour la manufacture Citizen, l’expression de la « seconde pure ».

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La rédaction
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