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écrit le 9 août 2019
modifié le 28 août 2019

Mazda MX5, une japonaise So British !

Elle a repris à son compte, la philosophie des petits roadsters anglais des années 60. Au menu : plaisir de conduire, ligne sexy et prix abordable. Et le succès est au rendez-vous… 30 ans que cela dure ! Mazda nous offre une série spéciale pour fêter ça.

Photographie Courtezy Mazda ©


Photographie Courtezy Mazda ©

Le Mazda MX5 a 30 ans. Au fil du temps, le petit roadster japonais a construit une véritable saga automobile. Quatre générations que cela dure. Flash back avec la présentation en 1989, au Salon de Chicago. Hier ? Pas vraiment. Il faut se souvenir qu’à cette époque-là, Internet n’existait pas.

À la place, certains surfent déjà… mais sur Minitel. Le CD n’a pas encore pris le dessus sur le vinyl et aucun Smartphone n’est venu se greffer à l’oreille des humains.

Bref, un autre temps et d’autres mœurs ! Pour s’en convaincre, rappelons que la planche de bord du premier MX5 est équipée d’un lecteur de cassette audio !

Photographie Courtezy Mazda ©

UN SUCCÈS QUI NE SE DÉMENT PAS

Dès ses débuts, le véhicule plait. C’est notamment aux USA et plus encore en Californie que le succès est le plus phénoménal. À ce jour, près d’un Miata (l’appellation américaine) sur deux a été diffusé Outre Atlantique. L’Europe est le second marché, le Japon vient en troisième position.

Avec 1,1 million d’exemplaires produits, le petit cabriolet japonais est le roadster le plus vendu au monde. Il a depuis longtemps, ravi ce titre à la MGB Cabriolet. En France, le bolide nippon n’a jamais aussi bien marché. La dernière mouture, aidée par la version RF à toit Targa (un tiers des ventes), bat cette année, son record de ventes.

Il faut dire que la vague des SUV, a enterré pas mal de ses concurrents comme les Peugeot 206 CC, Ford StreetKa, Fiat Barchetta ou autres Opel Tigra. La Golf Cabrio elle-même, a mis la clef sous le tapis de sol. Du coup, si l’on excepte la Fiat 124, sa proche cousine, le bolide nippon se retrouve un peu esseulé.

Les anciennes versions du modèle, notamment avec les phares rétractables :

COMMENT EXPLIQUER CE SUCCÈS ?

Mazda ne fait que ranimer la flamme de la sportive anglaise disparue avec l’arrêt des Triumph, MG, Sunbeam et autres Austin Healey. L’inspiratrice est indéniablement la Lotus Elan des années 60. Notre japonaise reprend sa ligne, jusqu’à ses phares escamotables (première série) et sa philosophie. La MX5 mérite bien le titre de plus anglaise des japonaises. C’est le journaliste américain Bob Hall, proche conseillé du constructeur, qui va définir le cahier des charges initial.

En gros, il s’agit de développer un véhicule :

– roadster sportif à 2 places

– à moteur central avant et propulsion

– abordable

– de dimensions réduites

– léger (moins d’une tonne)

Voilà pour l’essentiel. Le MX 5 est depuis restée fidèle à ces fondamentaux.

Voici quelques photos de détails :

TRENTE ANS ET PAS UNE RIDE !

Pour fêter cette carrière impétueuse, Mazda a développé cette version 30ème anniversaire. Il s’agit d’une série spéciale limitée à 3000 exemplaires. La France a reçu un quotta de 200 ex, 135 en toit souple et 65 en Targa. En juillet dernier, il n’en restait plus qu’une trentaine à vendre. Même le malus de 2550 euros pourtant corsé, ne parvient à refroidir les ardeurs des amateurs. Elle se couvre d’une spectaculaire peinture orange qui lui donne un petit côté, “cadeau Hermès sur pneus”.

Cette série habille ses jantes, pare-brise et coques de rétros de noir. Un badge 30ème anniversaire est apposé sur l’aile arrière. L’habitacle est aussi exclusif avec notamment des surpiqures orange sur les sièges, la planche de bord ou le levier de vitesses. Sous le capot, c’est la version 2,0 l de 184 ch qui a été retenue.

Photographie Courtezy Mazda ©

LA REINE DES VIRAGES, COURBES ET LACETS…

Sur route, la dernière mouture est toujours aussi plaisante. Pas étonnant que le succès reste collé à ses pneus. Le bruit moteur réveille les oreilles. L’intérieur à base d’alcantara surpiqué fait sport. On est assis bas (trop ?), la position de conduite a été abaissée de 20 mm sur cette dernière variante. Le pare-brise assez droit fait bien son office.

A bord, on est fort bien protégé. Pas de crainte de perdre son éventuel toupet avec les remous. Rassurant car le tempérament de l’auto pousse à la conduite rapide. Dans ces conditions, la voiture vive et agile se révèle très marrante à conduire. Elle l’est tout autant à des vitesses raisonnables. Avec elle, pas besoin de risquer son permis pour vivre des sensations fortes.

Se balader à son volant sur les petites routes du bocage normand, les lacets cévenols ou les épingles alpines est un vrai plaisir. Avec 35 500 € pour le cabriolet et 38 000 € pour la variante Targa à toit rigide rétractable électriquement, le prix reste raisonnable. Dépêchons-nous ! Il n’y en aura pas pour tout le monde.

Photographie Courtezy Mazda ©


SEIKO MONTRE À BORD

Mazda France a demandé à Seiko d’imaginer une montre pour l’anniversaire de la MX5. Editée à 200 exemplaires, elle sera offerte à chaque client français de la version 30ème anniversaire. L’horloger japonais avait déjà développé une montre en 1999, pour les dix ans du petit roadster. Cette fois-ci, c’est la collection Prospex Automatique qui a servi de base. Le fond de boîte est gravé 30ème anniversaire.

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Article par Nicolas Dembreville
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