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écrit le 1 juillet 2020
modifié le 7 septembre 2020

Icône : La chemise hawaïenne

Touche exotique du mythe américain, la chemise hawaïenne fait toujours rêver les citadins en mal d’évasion. À déguster avec un zeste de second degré.

Véritable chemise hawaïenne, made in Hawaï, avec boutons en coco vintage. ©(l'égoïste)


Véritable chemise hawaïenne, made in Hawaï, avec boutons en coco vintage. ©(l'égoïste)

Autant les origines géographiques de la chemise hawaïenne sont évidentes, avec ses imprimés explicites, autant ses origines historiques sont confuses. Aux dires de certains, ses premières versions remonteraient au XIXe siècle lorsque les migrants arrivèrent à Hawaï pour travailler dans les plantations de canne à sucre avec chacun leurs spécificités : les japonais, des kimonos, les chinois des Barong Tagalog. On imagine que, très vite, la « fusion fashion » a pris, la chemise à motif floral devenant l’habit de ces travailleurs.

ELVIS OU SINATRA COMME AMBASSADEURS

C’est à partir des années 30 que débute réellement sa production. Elle séduit les premiers touristes qui la rebaptisent « Aloha shirt », du nom local signifiant « bienvenue ». Après la Seconde Guerre mondiale, les soldats américains, en poste à Hawaï, l’adoptent dans leur vie civile et la rapportent sur le continent, la faisant ainsi découvrir à tout le pays. Avec l’avènement des loisirs dans les années 50, elle prend son plein essor jusque sur les côtes californiennes et de Floride. C’est Alfred Shaheen qui popularise en fabriquant ses propres modèles avec comme porte-étendard Montgomery Clift, Frank Sinatra ou Elvis Presley.

COCOTIER SUR MOQUETTE 

Trois décennies plus tard, dans la célèbre série Magnum, Tom Selleck la remet au goût du jour, dégrafée sur moquette apparente. En pur coton ou parfois en viscose pour plus de fluidité, elle se caractérise d’abord par ses imprimés exotiques représentant des paysages avec plages de sable et cocotiers, des fleurs tropicales ou des feuillages luxuriants. Son col sans pied ouvert la distingue d’une chemise classique tout comme ses boutons en coco rappelant ses origines. Courte, large et droite, avec ses manches aux coudes et sa petite poche poitrine, elle se porte par-dessus le pantalon (surtout pas dedans), et semble être la seule « chemisette » autorisée dans le vestiaire… Attribut vestimentaire du cliché touristique américain, elle était quelque peu tombée en ringardise il y a plusieurs années.

PARTOUT, CET ÉTÉ

Mais cet été, et depuis quelques saisons, c’est la pièce tendance de l’été. On la retrouve sur Brad Pitt dans Once Upon a Time in… Hollywood comme sur Renaldo sur Instagram. Elle est aussi de toutes les collections : Saint Laurent, Vuitton, Dries Van Noten, Jacquemus, Lacoste, Paul Smith, Etro, Sandro,  L’Égoïste… La liste est longue. Les puristes (et souvent collectionneurs) préfèrent sa version vintage… des chemises authentiques made in Hawaïenne. Une chose est sûre… elle rend de bonne humeur !

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Article par La Rédaction
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