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écrit le 13 janvier 2021
modifié le 13 janvier 2021

La révolution du velours chez Bernard Zins

La maison propose des pantalons dans un velours japonais d’exception, bien plus beau et confortable que le velours traditionnel. Monsieur a testé et vous explique en quoi c'est différent.

Un velours côtelé doux et léger à l’aspect peau de pêche poudré et au toucher onctueux. Disponible dans 7 coloris dont chocolat, bleu de minuit, vert forêt et tabac. À partir de 590 €. (photo Zins)


Un velours côtelé doux et léger à l’aspect peau de pêche poudré et au toucher onctueux. Disponible dans 7 coloris dont chocolat, bleu de minuit, vert forêt et tabac. À partir de 590 €. (photo Zins)

« Tous nos clients qui l’ont porté ne veulent plus que lui », annonce fièrement Frank Zins. De quoi parle-t-on ? Du « BZV3 », un des pantalons-tailleurs emblématiques de la maison Zins mais décliné ici dans un velours côtelé japonais bien plus doux et agréable à porter qu’un velours traditionnel.

Baptisée « Shizu » par le pantalonnier, ce qui signifie « silence, calme, sérénité » dans la langue du pays du Soleil-Levant, cette matière présente des fibres à la fois très fines et très nombreuses.

Résultat : après la tonte du velours, on obtient une matière souple, onctueuse et sensuelle  au toucher et d’un très bel éclat.

SEULS DEUX ATELIERS AU JAPON

En effet, la couleur est élégante et présente une subtile brillance. Sans compter que ce velours « zen » garantit un superbe tomber tout en maintenant bien au chaud. C’est grâce à une machine très perfectionnée et surtout très rare – seuls deux ateliers au Japon en seraient équipés – qu’un tel traitement du velours de coton peut être réalisé.

Un tissu qui provient d’Enshu, tout près de la préfecture de Shizuoka au centre-est du pays.

Une région propice à la culture du coton et à la confection du velours mais qui, comme certaines régions françaises, a connu un déclin de ses ateliers de tissage passant de milliers d’unités dans les années 70 à une toute petite centaine aujourd’hui. Heureusement sa forte industrialisation avec des entreprises comme Toyota lui ont permis de développer les technologies nécessaires pour concevoir des métiers à tisser de haute qualité.

ULTRA CONFORTABLE

Si parmi les ateliers qui ont survécu, beaucoup se sont convertis à la confection de chemises, quelques irréductibles continuent à fabriquer le velours, et un seul de ce niveau de qualité. C’est chez cet artisan que la maison Zins s’approvisionne aujourd’hui.

Présentés en « pré-série » l’année dernière, ces pantalons ont fait l’unanimité auprès des clients de la maison Zins tant ils sont confortables.

Cet hiver, la gamme s’est donc étoffée avec 7 coloris, allant du « bleu de minuit » au « vert forêt » en passant par le chocolat et le tabac. Des teintes parfaites pour l’automne. Côté coupe, le BZV3 s’adapte à toutes les morphologies : il est ajusté au niveau de la jambe avec une taille légèrement abaissée pour plus d’aisance. Autant dire qu’une fois enfilé, on ne veut plus le quitter.     

Pantalon en velours japonais, Zins.


Bernard Zins, 11 rue de Luynes, Paris VII.

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Article par Louis Armel
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