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écrit le 17 septembre 2019
modifié le 23 septembre 2019

La saga de la rentrée

Révélé au grand public par Le gang des rêves, Luca di Fulvio fait sa rentrée avec Les prisonniers de liberté, une saga passionnante qui met en lumière une sombre histoire de traite des blanches organisée à travers l’Europe vers l’Argentine. Une épopée terrible et magnifique d’humanité triomphante de la fange la plus épouvantable sur laquelle règnent les mafias siciliennes et juives.

Photographie François-Jean DAEHN ©


Photographie François-Jean DAEHN ©

On connaît infiniment moins bien l’immigration sud-américaine, que celle vers les États-Unis. Pourtant, sur les quelques 30 millions d’Italiens qui émigrent un peu partout dans le monde entre la fin du XIXe et le XXe siècle, plus d’un million échouèrent à Buenos Aires. Dans les années 1900, cette ville de 2 millions d’habitants compte 1 million d’hommes célibataires.

Les mafias s’emparent du « marché » Sicilien et Français… mais ce seront les juifs qui monteront l’entreprise universelle la plus cynique – elle s’alimente derrière une pseudo œuvre caritative, la « Sociedad Israelita de Socorros Mutuos Varsovia » – la plus lucrative : 50 millions de dollars de recettes par an (?!), la plus pérenne aussi puisqu’elle sévira de 1860 à 1939…

Avec son style qui le fait comparer à Ken Follett, di Fulvio nous entraîne dans cette Argentine où tous les espoirs se fracassent, sauf ceux de quelques héros comme Rocco, Rosetta et Rachel. Quand vous les rencontrerez, vous ne voudrez plus les quitter.

Comédien et homme de théâtre, Luca di Fulvio est un grand romancier publié par une petite maison d’édition dirigée par Bertrand Favreul et Henri Bovet : Slatkine & Cie.

Retenez ce nom, car il n’y a pas de bons auteurs sans bon éditeur…

Luca di Fulvio. Photographie François-Jean DAEHN ©

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Article par François-Jean Daehn
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