écrit le 25 septembre 2017
modifié le 25 septembre 2017

Urban Jürgensen : pour réviser ses classiques

Délicieusement traditionnelle et subtilement moderne, la nouvelle génération des montres de la manufacture danoise célèbre le grand art horloger classique.

Pour une grande maison horlogère, riche d’une longue histoire, d’une solide tradition et de savoir-faire ancestraux, composer une nouvelle montre semble parfois un exercice de style proche de celui des variations en musique. Le thème semble connu, pourtant la mélodie retouchée, le rythme à peine transformé, apportent ce qu’il faut de nouveauté, de modernité. La montre bracelet Urban Jürgensen, référence 2340, en or blanc de la nouvelle collection « Jules » pourrait être classée dans cette enviable catégorie.

Inédite, avec ce qu’il faut de tradition aux yeux des amateurs érudits, elle tire son inspirations des pièces historiques, notamment avec son cadran grené, l’une des grandes spécialités de la maison fondée à Copenhague en 1773 et qui a introduit l’horlogerie au Danemark. Elève notamment d’Abraham Louis Breguet et de John Arnold, Urban Jürgensen, fils du fondateur, Jürgen, collabore entre autres avec Ferdinand Berthoud, John Arnold et Jacques-Frédéric Houriet dont il épousera la fille.

L’art des finitions
Réputé comme l’un des plus célèbres fabricants de chronomètres de marine, il expérimente des balanciers à compensation en cuivre et platine, et il défend l’emploi de l’or pour les spiraux. Il construit des chronomètres et des horloges d’observatoire ainsi que des chronomètres et des thermomètres pour la marine danoise, avec une exigence reconnue en matière de finitions. L’habitude était prise. Aussi, l’exécution des nouvelles montres semble-t-elle simple. C’est évidemment le plus compliqué à obtenir.

Une sobriété qui cache bien son jeu, celui d’une sophistication toute en subtilité. En effet, chaque indication du cadran est gravée à la main puis subit un traitement par capitonnage de laque. Le polissage à plat précède les étapes du traitement grenage. La matière de base est une plaque d’argent massif de 32,5 mm de diamètre et 0,50 mm d’épaisseur qui accueille les index, chiffres et textes finement gravés, laqués et polis. Un mélange secret de poudre d’argent, de sels et de divers ingrédients est utilisé pour la subtile opération de grenage. La phase de lune est fabriquée à partir d’un disque en acier dans lequel des évidements pour les étoiles ont été poinçonnés à la main. Ces cavités sont remplies d’or pur sous forme de poudre pour être fondue en place et former une incrustation en or massif. Le disque est ensuite bleui. Enfin deux disques de lune en or massif sont emmanchés pour terminer ainsi la double image de deux ensembles de lunes avec des étoiles. Une exécution dans les pures règles de l’art.

Si vous avez aimé, partager
Article parFrédéric Brun
Dans la même
rubrique


Une galette des rois avec une Patek Philippe en guise de fève ! lire
UX, un concentré de Lexus lire
Richard Mille RM 11-03 lire
Un million, montre en main lire

Avec un habit et une cravate blanche, tout le monde, même un agent de change, peut faire croire qu’il est civilisé

Oscar Wilde
vous aimerez aussi
Top


le nouveau numéro est arrivé

Monsieur #147 (version digitale)



Commander Montres #122 (version digitale)

abonnez-vous

Découvrez toutes nos offres

acheter le numéro

version numérique