écrit le 24 avril 2020
modifié le 5 mai 2020

LES INTERVIEWS #MONSIEURCONFINÉ

Retrouvez chaque semaine, les minis questionnaires d'hommes inspirants et très Monsieur dans l'intimité de leur confinement.

De gauche à droite : Emmanuel de la Morinerie, directeur des opérations de Brimoncourt / Thomas Silve, fondateur de l'agence créative en stratégies social media et influence CTZAR / Gautier Massonneau, fondateur de Trilobe.


De gauche à droite : Emmanuel de la Morinerie, directeur des opérations de Brimoncourt / Thomas Silve, fondateur de l'agence créative en stratégies social media et influence CTZAR / Gautier Massonneau, fondateur de Trilobe.

#MONSIEURCONFINÉ : Emmanuel de la Morinerie, directeur des opérations de Brimoncourt

Lieu d’incarcération ? À Reims chez moi dans ma maison, je partage cette cellule avec mon épouse et nos trois ados.

Emploi du temps ? Rendre visite à mon boulanger, facile, il est en face de la maison. Puis, petit déjeuner et lecture de la presse dans le jardin. Le jardin est devenu mon bureau, je passe mes coups de fils et réponds aux mails sous le chant des merles et des mésanges. Fin de matinée, j’explore ma ville devenue calme, prends quelques clichés que je poste sur insta : @croque_mitaine.

En fin d’après-midi, je prends mes quartiers dans la cuisine et me mets aux fourneaux aidé des ados commis. Enfin, vient le moment tant attendu du dîner, on se prépare, on dresse une belle table, je sors une bonne bouteille et j’initie mes enfants à l’art de la dégustation, les reflets, le nez, les tanins. Je leur parle de vignerons que j’ai rencontrés, de leurs terroirs, de leur région. Ils vont devenir incollables ; c’est l’occasion de voyager et parfois de dépasser nos frontières. C’est le « déconfinement des papilles ».

Ce qui vous manque le plus ? En toute simplicité, un jambon beurre au comptoir du Monsigny (rue Monsigny) avec un bon verre de Cheverny ; cette convivialité de comptoir me manque !

Uniforme ? La journée : un polo, un pantalon de toile, des basket pour l’exploration citadine. Le soir : une veste ou un gilet et une paire de mocassins.

Le positif dans tout cela ? Malgré tout, les journées passent très vite ! On rigole bien avec les enfants, on prend le temps de manger sain : on a découvert des filières d’approvisionnement courtes avec un maraîcher local et un éleveur des Ardennes. 

La première chose que vous ferez à la libération ? Rester chez moi, c’est trop bien et continuer à me faire pousser les cheveux !


#MONSIEURCONFINÉ : Thomas Silve, fondateur de l’agence créative en stratégies social media et influence CTZAR.

Lieu d’incarcération ? Bretagne Nord, Côte de Granit Rose, en famille avec ma femme et mes 3 enfants, que des garçons en bas âge ?.

Emploi du temps ? Pas une 1/2 seconde entre école ou garderie pour les enfants et la gestion de ma boîte CTZAR. Sport 3 fois par semaine en visio avec mon coach Jérôme de l’ACF.

Ce qui vous manque le plus ? Le temps et notre super nounou Gloria.

Uniforme ? Très simple, je suis parti avec une valise pour 10 jours donc je tourne avec la même paire de New Balance, un jean, un tee-shirt et ma Breguet type XX porte-bonheur.

Le positif dans tout cela ? On se recentre sur l’essentiel. On espère aussi que ça fera un peu bouger les lignes vis-à-vis de nos comportements futurs. 

La première chose que vous ferez à la libération ? Piquer une tête depuis la plage en bas de chez moi et ensuite, organiser une bonne bouffe entre copains et en famille. Me faire tester pour Covid aussi peut-être.


#MONSIEURCONFINÉ : Gautier Massonneau, fondateur de Trilobe

Lieu d’incarcération ? Au milieu de la forêt de Fontainebleau, pas très loin du Cyclope. Le grand jardin est d’une aide précieuse.

Emploi du temps ? Aucune routine de ce côté-ci. Cette période permet de prendre énormément de recul, de prendre son temps et de me consacrer beaucoup plus à la création.

Ce qui vous manque le plus ? J’ai bien évidemment conscience de ma chance, puisque aucune personne de mon entourage n’est touchée par le Covid. Ainsi, au-delà de la souffrance sanitaire, je trouve que c’est un moment qui fait beaucoup de bien : c’est une véritable parenthèse.
Pas grand-chose ne me manque donc et je reviens à l’essentiel : ma douce moitié, ma famille, du bon vin, le temps de faire du sport et de me plonger dans un livre à n’importe quelle heure tout en travaillant au futur de Trilobe.

Uniforme ? Je ne porte plus de montre depuis 3 semaines, je prends ce luxe.

Le positif dans tout cela ? Pour la première fois, une grande partie de l’humanité est obligée de prendre son temps, de se recentrer sur l’essentiel. Beaucoup d’éléments superflus de notre quotidien sont devenus criants. À titre personnel, cela me laisse le temps de créer beaucoup plus que lors de mes journées à Paris. C’est extrêmement appréciable.
Par ailleurs, nous avons la chance d’avoir une belle cave de bourgogne et quelques whiskies ayant de belles histoires à raconter le soir venu !

La première chose que vous ferez à la libération ? Avoir le plaisir de quitter pour la seconde fois le cocon familial. Une seconde fin d’adolescence !


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