écrit le 9 février 2021
modifié le 9 février 2021

Essai Auto : la Fiat 500 électrique, la citadine branchée et efficace

Le groupe italien offre une seconde jeunesse à son mythique « pot de yaourt ». Mais la 500e ne se contente pas seulement d'une nouvelle batterie à la place du réservoir. Elle a été revue de pied en cap. De quoi faire perdurer la légende.    

Turin. Rendez-vous sur la mythique piste du Lingotto, un circuit d’essais situé sur le toit de l’usine Fiat. C’est la voix de Leonardo Dicaprio qui nous accueille au sommet de la piste et de ses deux rampes hélicoïdales construites il y a presque un siècle. L’acteur est le nouveau visage de la Fiat 500 Electric, logique lorsque l’on connaît son engagement écologique. Mais c’est Olivier François, le « frenchy » du groupe FCA et actuel président de Fiat Automobiles qui nous dévoile le premier véhicule 100 % électrique de la Fiat. Le slogan est à la hauteur du défi : « Born again as Electric » ou encore « The rebirth ».

Des dizaines de 500e produites à Mirafiori et tout juste sèches nous attendent bien alignées sur la « pista », prêtes à prendre la route pour un parcours de 2 heures sur les rives du Pô.

PLUS BASSE, PLUS DYNAMIQUE

Née juste après la seconde guerre mondiale, le succès de la Fiat 500 a été fulgurant. L’idée avec cette nouvelle version : « réécrire le manuel », comme le précise Olivier François bien sanglé dans un costume clair à la coupe parfaite.

En apparence, le nouveau visage de la 500 reste fidèle à l’ancienne version. À l’extérieur, peu de changements, en effet, mis à part sur la face avant avec de nouveaux cils au-dessus des optiques et un nouveau logo 500 sur le museau, plus premium et qui escamote celui de la Fiat, relégué sur la poupe. Même si la silhouette est très proche de la deuxième génération si réussie, ne nous y trompons pas : 86 % des pièces sont nouvelles.

À l’intérieur, l’habitacle est plutôt spacieux (+6 cm en longueur et en largeur) malgré la toujours faible habitabilité arrière. Le son distillé par les hauts parleurs est très correct et l’écran central (un gros iPad en format paysage de 26 cm soit aussi grand que celui d’une Mercedes) très suffisant.

ULTRA CONNECTÉE

La 500e prouve que techno peut rimer avec style. Un assistant virtuel nous guide et l’on peut empiler jusqu’à 8 appareils différents sur le WI-FI. Finies les poignées de porte ! Elles sont remplacées par un simple bouton dissimulé dans la carrosserie pour ouvrir de l’intérieur. Désormais, de simples commandes sur la planche de bord permettent de choisir son mode de conduite (P / R / N / D). La douceur exceptionnelle du volant, très bien pensé et par ailleurs équipé de capteurs de pression, contribue à l’harmonie générale lors des déplacements.

À bord, plus de cuir mais un festival de nouvelles couleurs (comme le bronze electric) et de matières dont certaines en plastique recyclé comme Seaqual  qui utilise des fibres polyester recyclables. La personnalisation n’est pas en reste avec notamment le pack « Sport Techno » qui attire tous les suffrages.

MANIABILITÉ REDOUTABLE

Coté expérience de conduite, celle-ci est plus que convaincante. Surtout à bord de la version haut de gamme. Ultra silencieuse et d’une maniabilité redoutable grâce à son gabarit mais aussi à un nouveau châssis surbaissé très stable, une structure en aluminium avec le poids des batteries harmonieusement reparti. On ne boude pas son plaisir en conduite en ville même sur les pavés de la place San Carlo, l’avenue Corso Francia (la plus longue de Turin) ou dans les lacets humides des collines environnantes. L’affichage tête haute proposé en couleur ou en noir et blanc permet de surveiller aisément notre vitesse.

ÉCOLOGIQUE MAIS AUTONOME

De 180 à 320 km d’autonomie et jusqu’ à 460 km en mode 100 % urbain, la 500e surprend par son autonomie. Elle est proposée en 3 versions :

  • Action : c’est la ville, la 500 d’entrée de gamme, celle des millenials qui aiment les petits déplacements jusqu’à 250 km d’autonomie en ville. Soit largement plus qu’une Mini E.
  • Passion : c’est l’intermédiaire, jusqu’à 320 km d’autonomie
  • Icône : jusqu’à 460 km et 120 CV

Il faudra compter 15h pour une recharge à 100 %. Et 35 minutes, le temps d’un double espresso, pour booster si nécessaire le niveau de la recharge à 80 % via une borne rapide toutefois. Si ce n’est pas le cas, un mode « Sherpa » permettra d’activer un économiseur de batteries. Une recharge rapide – à peine le temps d’un expresso cette fois – assurera 50 km supplémentaires.

FANTAISIES ITALIENNES

Seule citadine avec conduite autonome de niveau 2, la nouvelle 500 est proposée à 16 900 € dans sa version lounge, un prix d’entrée de gamme très compétitif qui vise à en faire la plus populaire des électriques. Elle monte jusqu’à 23 000 € dans ses versions les plus luxueuses (bonus écologique de 7 000 € déduit), Dolce Vita, Riva ou 60e Anniversaire.

Mais quel que soit votre choix, toutes les versions disposent d’un avertisseur de piétons obligatoire dès 5 km/h, le AVAS. Sauf qu’ici plutôt qu’un son disgracieux, c’est un extrait de la BO du film Amarcord de Fellini que vous entendrez, clin d’œil aux origines de la 500 mais aussi à la célèbre nonchalance Italienne, la Sprezzatura.

Plus qu’un « objet de mobilité », la nouvelle 500 Electric est un véritable « projet de mobilité ». Et nous ne passons pas inaperçus lors de notre essai avec des sourires et des pouces levés. Des élégants Turinois dont certains d’âge mur nous salue même au détour d’un virage en lançant un admiratif : « Electrica ! ». Signe que cette voiture est un mythe qui perdure.

 


MY DREAM GARAGE, LE NETFLIX DE L’AUTOMOBILE

De nombreuses solutions sont proposées pour le financement de votre Fiat 500 Prima (Leasys Miles et Leasys Go pour le covoiturage) ainsi qu’un « My Dream Garage » . Ce « garage de rêve de FCA » n’est pas une nouveauté. Ouvert à tout propriétaire de Fiat 500 et en fonction de vos besoins et de vos envies, vous pourrez passer de votre Fiat 500 à… une Maserati quelques semaines par an. L’idée : devenir le « Netflix » de l’automobile en révolutionnant l’usage de la voiture.

 

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Article par Nicolas Dumoutier
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