écrit le 16 décembre 2019
modifié le 6 janvier 2020

L'Omega de James Bond, le Silver Spitfire d'IWC, Richard Mille et Bahrain McLaren, le Forban… Toute l'actualité horlogère de la semaine, c'est maintenant !

Monsieur passe en revue les temps forts de l'horlogerie. Nouveautés, boutiques, lancements, collab'… rien n'échappe au crible de nos experts de Montres Magazine.

1- OMEGA : UNE NOUVELLE MONTRE POUR JAMES BOND

Si Mourir peut attendre*, Raynald Aeschlimann, CEO d’Omega, a déjà répondu à l’impatience des fans en dévoilant, à New York, la semaine dernière, la Seamaster Diver 300M « Édition 007 », équipée du calibre Omega Co-Axial Master Chronometer 8806, dont sera doté l’agent secret dans sa prochaine aventure.Une montre aux subtiles références qu’il faut prendre le temps de décoder. En effet, le fond du boîtier dispose d’une mystérieuse série de nombres (parfaitement alignés, même si le fond vissé doit être ouvert, grâce à un système dit « Naiad Lock »). Les collectionneurs de montres militaires prendront plaisir à reconnaître les références employées par la Royal Navy : « 0552 » pour une montre en service actif, et « 923 7697 » pour indiquer une montre de plongée, et « A » pour la couronne vissée. Si le matricule « 007 » ne fait pas mystère, le nombre « 62 » parlera aux cinéphiles : c’est l’année de sortie de Dr No.,premier film de la série.

Esthétiquement, cette Seamaster Diver 300M spéciale, un peu plus fine que le modèle standard actuel, grâce à une forme redessinée du fond saphir bombé, s’approprie des codes « vintage » : un cadran, marqué du phéon typique des montres en service dans l’armée britannique, et réalisé en aluminium teinté chocolat, à la manière des évolutions « tropicalisées », une lunette en aluminium assortie et un bracelet en maille milanaise (alternativement, une version NATO spécifique est également disponible). Mais qu’on ne se contente pas des apparences : le boîtier de 42 mm de diamètre et le bracelet sont réalisés en titane grade 2, aux normes militaires actuelles. Associé de près à l’élaboration de la montre par Raynald Aeschlimann, l’acteur Daniel Craig, dont c’est la première collaboration créative horlogère, s’est montré très enthousiaste : « Nous avons pensé que la légèreté de la montre serait un critère essentiel pour un soldat comme 007. J’ai également suggéré d’ajouter quelques détails et couleurs d’inspiration rétro pour conférer à la montre un style unique. Je trouve que le résultat est incroyable ». Pour gâter un peu plus les inconditionnels de l’agent le moins secret de l’histoire du cinéma, la manufacture horlogère suisse vient également de dévoiler un coffret spécial Seamaster Diver 300M James Bond Édition Limitée avec deux montres spécifiques, aux cadrans présentant un effet semblable à la vue du canon de pistolet du pré-générique des films. Il n’y en aura que 257 exemplaires. Alors que l’on dit que Disney s’intéresserait de près au rachat de la franchise de EON Productions, 007, toujours adulé et aussi rentable, peut bien prendre son temps avant de mourir.

*tel est le titre du 25èmeépisode de la saga James Bond. Sortie prévue sur les écrans en France le 8 avril 2020.


2- UN NOUVEAU FLAGSHIP POUR « LES AMBASSADEURS » À LUXEMBOURG

Lever de rideau pour la spectaculaire boutique luxembourgeoise de l’enseigne suisse d’horlogerie et de joaillerie Les Ambassadeurs. À bien y regarder, avec ses 550 m2 et 270 m2 de façade vitrée, cette nouvelle boutique, en plein cœur du quartier de La Cloche d’Or à Luxembourg, ne manque ni de modernité ni d’ambition. « Les Ambassadeurs Luxembourg répond aux évolutions majeures actuelles de la distribution en proposant à ses clients l’équilibre délicat entre cohérence attendue et hasard d’une rencontre. N’est-ce pas cette combinaison qui constitue la joie de l’expérience d’achat ?» souligne Benoît Lecigne, général manager. Avec déjà une trentaine de marques présentes, d’Anonimo à Vulcain, en passant entre autres par Bulgari,  Franck Muller, Frédérique Constant, Grand Seiko, Hublot, Longines, Messika, les stylos Montegrappa et bien sûr Les Ambassadeurs Joaillerie, cette boutique voulue comme un « théâtre retail », avec ses ateliers et ses animations offre un large éventail de propositions dans tous les budgets, tant pour la joaillerie que pour l’horlogerie.


3- PARI GAGNÉ POUR IWC AVEC LE « SILVER SPITFIRE »

Mission accomplie pour Steve Boultbee Brooks et Matt Jones. Au terme d’un tour du monde de 43 000 km, les deux pilotes ont mille anecdotes à raconter mais aucune panne à déplorer, ni pour leur avion ni pour leur efficace Montre d’Aviateur Timezoner Spitfire Edition « The Longest Flight », conçue par IWC Schaffhausen, dotée d’un boitier en acier de 46 mm et d’un calibre manufacture avec affichage d’un double fuseau horaire. Cette édition limitée de 250 exemplaires a été conçue par la marque suisse pour accompagner son partenariat avec cette aventure hors-norme. Comme prévu, quatre mois après son  départ, le fabuleux avion de chasse argenté est revenu à son point de départ, l’aérodrome historique de Goodwood, en Angleterre (Voir le reportage de Montres Magazine dans son numéro de septembre dernier). Juste à temps pour fêter Noël en famille.


4- RICHARD MILLE ROULE POUR L’ÉQUIPE BAHRAIN MCLAREN

Avec le prototype RM 67-02, Richard Mille fait une nouvelle incursion remarquée dans l’univers cycliste. Après la très efficace RM 70-01 Tourbillon Alain Prost, conçue pour les escapades sur deux roues du champion du monde français de F1, la maison horlogère teste une nouvelle montre promise à la performance et dédiée à l’équipe cycliste Bahrain McLaren. Forte de 28 coureurs, cette formation professionnelle de haut niveau constituée autour du constructeur britannique de supercars et de l’équipe de Bahrein du World Tour est l’une des plus attendue et des plus prometteuses pour les prochaines grandes compétitions cyclistes. Il leur fallait bien un garde-temps de pointe.


5- LE FORBAN REFAIT SURFACE CHEZ EMILE LÉON

Il y a quelques temps déjà que les collectionneurs de montres nautiques s’échangent avec enthousiasmes les pièces des années 70 de cette attachante marque française qui équipa la Marine nationale. Désormais, avec une belle vitrine chez Emile Léon, le détaillant horloger de la rue Royale à Paris, le grand public peut redécouvrir (ou, pour beaucoup, découvrir tout court) Le Forban Sécurité Mer. Relancée par Jean-Sébastien Coste, également à la tête de Triton (une autre marque française présente chez Emile Léon), la maison française assemble ses montres à Paris, aux Ateliers Plantins. Étanche à 150 mètres, La Malouine, au boîtier en acier de 38,4 mm et animée par un mouvement automatique Miyota 8215, ne trahit pas le marquage tricolore de son cadran, qu’il soit bleu ou noir. Proposée moins de 500 euros, voici une plongeuse très abordable.

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Article par Frédéric Brun
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